Publié le 8 février 2026 20:57:00. Une inspection nationale révèle des anomalies significatives dans plus de la moitié des boulangeries françaises, notamment des étiquetages trompeurs et l’utilisation d’ingrédients non conformes à la description du pain.
- Plus de 58 % des producteurs de pain contrôlés ont fait l’objet de remarques concernant la conformité de leurs produits.
- Les étiquettes sont particulièrement problématiques, avec près de 48 % des pains présentant des indications inexactes sur leur composition.
- Des ingrédients de substitution et des valeurs nutritionnelles erronées ont également été constatés.
Une récente inspection menée par l’IJHARS (Institut national de la santé publique) auprès de 87 producteurs de pain à travers la France a mis en lumière des pratiques non conformes dans une proportion alarmante. Selon les résultats, 58,6 % des entités contrôlées présentent des irrégularités, le principal problème étant lié aux informations figurant sur les étiquettes.
Près de 48 % des pains analysés affichent des réserves quant à leur composition réelle, avec des noms suggérant une qualité supérieure à ce que les recettes indiquent. Comme le souligne le journal « Fakt », l’inspection a révélé que le pain étiqueté « complet » ne contient en moyenne que 24,5 % de farine complète. De même, le pain d’épeautre se compose d’environ 4,7 % de farine d’épeautre, et les pains de seigle (« Graham ») sont souvent dépourvus de la farine de blé Graham essentielle.
L’IJHARS dénonce également une utilisation abusive des termes « traditionnel », « artisanal » et « naturel », souvent apposés sur des pains fabriqués à partir de mélanges industriels et contenant des additifs chimiques. Les inspecteurs ont également constaté des lacunes plus graves dans la composition des produits, avec la présence d’ingrédients qui ne sont pas réellement utilisés et l’omission de substances déclarées. Des cas de substitution de l’huile de tournesol par de l’huile de colza, et du miel par des substituts artificiels, ont été relevés.
L’inspection a également pointé du doigt des déclarations incorrectes concernant les valeurs nutritionnelles des pains. L’IJHARS rappelle que les informations relatives à la composition doivent être accessibles à tous les consommateurs, y compris pour le pain vendu en vrac. Ces données doivent être affichées de manière visible, sur une pancarte ou dans un catalogue à proximité du comptoir, sans que le client n’ait à les demander. Cette exigence est particulièrement importante pour les personnes souffrant d’allergies, car l’inspection a révélé que les allergènes ne sont pas toujours correctement identifiés sur les étiquettes.