Publié le 14 février 2026 20:44:00. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa participe à Addis-Abeba au sommet de l’Union africaine (UA), qui place cette année l’accès à l’eau et à l’assainissement au cœur de ses priorités, un enjeu crucial pour l’Afrique du Sud confrontée à une crise hydrique grandissante.
- L’Union africaine a désigné 2026 comme l’année de l’eau et de l’assainissement.
- Le sommet de deux jours, qui se tient les 14 et 15 février, vise à mobiliser des investissements pour améliorer l’accès à l’eau potable et à des services d’assainissement fiables sur le continent.
- L’Afrique du Sud, en proie à une crise de l’eau sévère, espère trouver des solutions et des financements lors de ce sommet.
Le président Cyril Ramaphosa est arrivé en Éthiopie pour assister à la 39e session ordinaire de l’Assemblée des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine. Il dirige une délégation sud-africaine de haut niveau à ce sommet qui réunit plusieurs dirigeants africains à Addis-Abeba.
Le thème central de cette année, « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », souligne l’importance vitale de l’eau pour le développement du continent. L’UA cherche à promouvoir un accès continental à l’eau durable et à des services d’assainissement fiables, en lien direct avec les objectifs de son Agenda 2063.
Vincent Magwenya, le porte-parole du président Ramaphosa, a souligné que ce sommet s’inscrit dans une démarche plus large visant à répondre aux crises interconnectées que traverse le continent, notamment l’insécurité hydrique, le manque d’assainissement et les conséquences du changement climatique. Il a également précisé que l’Afrique du Sud participera au Sommet sur l’investissement dans l’eau de l’UA AIP, organisé en marge du sommet principal.
« Le thème s’aligne sur la réponse aux crises continentales critiques et interconnectées ainsi que sur l’exploitation des principaux facteurs dans la lutte contre l’insécurité hydrique, le mauvais assainissement et l’impact du changement climatique. »
Vincent Magwenya, porte-parole du président Ramaphosa
La situation en Afrique du Sud est particulièrement préoccupante. Le pays est confronté à une crise de l’eau qui s’aggrave, menaçant de déstabiliser l’économie et la société. De nombreuses communautés sont confrontées à des pénuries d’eau prolongées, parfois pendant près de 30 jours, tandis que les infrastructures se détériorent et que les sources d’eau sont contaminées par des eaux usées.
Lors du Presidential Golf Challenge annuel, le président Ramaphosa a reconnu l’ampleur de la crise.
« Ce que j’ai dit, c’est que nous avons maintenant réalisé que, plutôt que de laisser nos citoyens sans eau et d’être punis, par le manque d’activité ou de livraison des municipalités, nous allons maintenant intervenir, et nous utiliserons un article de la loi sur l’eau, pour intervenir, et aussi, pendant le processus d’examen du livre blanc, les autorités locales. »
Cyril Ramaphosa, président de l’Afrique du Sud
L’objectif du sommet est de faciliter la mise en relation entre les États membres, les investisseurs et les bailleurs de fonds, afin de concrétiser les projets d’investissement présentés lors du sommet africain sur l’eau organisé l’année dernière au Cap. Ces projets ont suscité un intérêt significatif de la part des investisseurs et des financiers.
Par ailleurs, le président Ramaphosa s’entretiendra avec d’autres chefs d’État africains, notamment dans le cadre du Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan du Sud (C5), dont l’Afrique du Sud assure la présidence. Ce comité joue un rôle clé dans la mise en œuvre de l’accord de revitalisation du processus de résolution du conflit en République du Soudan du Sud.
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