Home Accueil Regarder depuis l’Australie Donald Trump cibler ma maison de Chicago avec des troupes armées suscite de profondes questions | Miles Herbert

Regarder depuis l’Australie Donald Trump cibler ma maison de Chicago avec des troupes armées suscite de profondes questions | Miles Herbert

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Chicago, ville de cœur, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une tourmente politique. Les images d’hommes masqués armés déambulant dans les rues et de personnes arrachées à leur véhicule en plein jour, qualifiées par certains de propagande autoritaire, rappellent les heures sombres de l’histoire et les déportations massives orchestrées par l’administration Trump. Ces scènes hantent l’auteur, qui voit dans cette répression une tache indélébile sur la république américaine.

La semaine dernière, les habitants de Chicago ont vu débarquer la Garde nationale sur une base militaire située en périphérie. Bien qu’un juge ait suspendu temporairement le déploiement de ces troupes sous l’autorité fédérale dans l’Illinois, la seule présence d’agents fédéraux de l’immigration suscite une vive appréhension. Donald Trump, par le biais de son réseau social Truth Social, a récemment appelé à l’incarcération des édiles démocrates de la ville, accusant le maire et le gouverneur de ne pas avoir protégé les forces de l’ordre.

Sur les réseaux sociaux, les groupes d’action communautaire tentent désespérément de localiser les personnes disparues ou injoignables. La réalité quotidienne de cette ancienne communauté, souvent confrontée à des politiques d’immigration répressives, contraste fortement avec le débat politique actuel en Australie, pays d’adoption de l’auteur. Pourtant, l’Australie n’est pas à l’abri des idées antidémocratiques qui gagnent du terrain à l’échelle mondiale, comme en témoignent le soutien croissant à des partis tels que One Nation et les rassemblements anti-immigration. Des incidents, tels que la présence de néonazis à Melbourne, illustrent cette inquiétante montée de l’extrémisme.

Face à ces développements, la question de la responsabilité individuelle se pose avec acuité. L’auteur s’interroge sur ce qu’il aurait pu faire de plus, en tant que citoyen et membre de cette communauté, pour contrer la montée de politiques d’extrême droite. Les journalistes sur le terrain, aux États-Unis, font un travail essentiel pour couvrir l’impact de ces mesures autoritaires sur les populations les plus vulnérables. L’auteur salue leur engagement et espère que la couverture médiatique australienne pourra compléter et soutenir leurs efforts.

Si l’Australie dispose de plusieurs garde-fous, notamment un système électoral et des mécanismes politiques qui ont, lors des dernières élections, orienté l’électorat vers le centre, le professeur et expert en fascisme Jason Stanley met en garde contre une vulnérabilité particulière. Selon lui, l’histoire coloniale du pays et le traitement récent des demandeurs d’asile le rendent particulièrement susceptible à ces dérives. « Vous êtes probablement les prochains, n’est-ce pas ? Le premier domino à tomber », déclare-t-il au Guardian Australia.

En conclusion, l’auteur appelle à une prise de conscience collective. S’inspirant des écrits de Ta-Nehisi Coates, qui exhorte à « faire sa part, rien de moins », pour sauver le monde, il estime que la meilleure défense contre la montée de l’extrême droite réside dans l’engagement de chacun. Il s’agit d’une aspiration ambitieuse, mais peut-être nécessaire pour éviter de devoir, un jour, regretter de ne pas avoir agi davantage.

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