Home Sports Regardez : Oscar Langburne imprègne son style de signature de Sumatra à G-Land

Regardez : Oscar Langburne imprègne son style de signature de Sumatra à G-Land

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Publié le 2025-10-29 18:35:00. Malgré des débuts semés d’embûches, le jeune surfeur australien Oscar Langburne dévoile son nouveau film, « Ever Changing Moods », capturant la fluidité de son style unique à travers des spots indonésiens idylliques. Un projet qui témoigne de sa résilience face aux blessures et à la maladie.

Oscar Langburne trace sa voie dans le monde du surf avec une approche décontractée et une fluidité impressionnante. À 22 ans, ce natif d’Avoca Beach, en Nouvelle-Galles du Sud, s’inspire des légendes comme Rob Machado et Stephanie Gilmore, mais affirme avec force sa propre identité. Son nouveau film, « Ever Changing Moods », met en lumière son talent naturel sur les vagues indonésiennes, une performance d’autant plus remarquable que le projet a été jalonné d’obstacles.

Au début de l’année, une rupture du ménisque, survenue lors d’une partie de tennis, a éloigné Oscar des océans pendant quatre mois. À peine remis, il s’est envolé pour Sumatra afin de tourner la première partie du film. C’est là qu’une violente dengue l’a frappé. « Nous devions partir à 7 heures du matin pour les Mentawai, et vers 6 heures, j’avais à peine la force de me tenir debout », raconte le surfeur. Diagnostiqué positif à la dengue, il a été hospitalisé cinq nuits à Bali, une expérience éprouvante : « C’était un peu le coup de grâce, allongé dans un hôpital alors que j’étais censé être aux Ments. »

Harry Dot/YouTube

La dengue a imposé deux semaines supplémentaires de repos forcé, l’océan Indien semblant se moquer de lui depuis sa fenêtre d’hôpital. Cette épreuve a cependant renforcé sa gratitude envers le surf, sa santé et sa capacité à en profiter pleinement. « Quand je suis retourné à l’eau pour la première fois après ma blessure à la jambe, lors de ma première session, j’ai ressenti une appréciation folle », confie-t-il. « Mais surfer après la dengue, c’était le double. Une aventure assez dingue. »

Issu d’une région prolifique en talents du surf, comme Hughie Vaughan et Joel Vaughan, Oscar a toujours privilégié l’authenticité du surf à la compétition. Les stratégies et les points ne lui convenaient pas ; il se retrouvait davantage dans l’esprit contre-culturel du surf. Sa quête de vagues parfaites et de spots moins fréquentés est au cœur de « Ever Changing Moods ». Durant l’été, Oscar et le réalisateur Harry Dott ont multiplié les séjours en Indonésie, explorant Sumatra, Simeulue, les Mentawai et G-Land.

Oscar Langburne effectuant un carve sur sa planche.

Harry Dot/YouTube

Côté matériel, Oscar fait confiance au californien Chris Christenson, réputé pour ses planches polyvalentes. Sa gamme, allant des « creeping twins » aux « step-ups », correspond parfaitement aux envies d’Oscar de ne pas être cantonné à un seul style de surf. « J’aime beaucoup le surf haute performance, même si je ne le pratique pas au plus haut niveau, j’apprécie cet aspect. J’adore rider des shortboards, mais j’aime aussi l’approche des twin fins et des planches alternatives », explique le surfeur. « J’ai senti que Chris correspondait parfaitement à ce que je voulais faire. En plus, c’est quelqu’un de formidable. »

La section de G-Land, filmée à la fin du projet, a nécessité une logistique complexe. Malgré les conditions parfois difficiles, les marées basses et la pression de la date limite, Oscar et Harry ont réussi à capter des images exceptionnelles. Pour obtenir des angles de vue rapprochés, Harry n’a pas hésité à traverser le récif par marée basse pour se rapprocher de l’action d’Oscar.

Vue large d'Oscar Langburne surfant à G-Land.

Harry Dot/YouTube

Désormais, Oscar espère rejoindre l’équipe de « The Search » de Rip Curl, aux côtés de surfeurs comme Mick Fanning, Mason Ho ou Stephanie Gilmore. En attendant, il rêve déjà de nouvelles aventures, peut-être dans des contrées plus froides, à la recherche de nouveaux défis. Quoi qu’il en soit, son surf restera identifiable : fluide, naturel, sans artifice. Oscar Langburne ne force rien.

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