Home Économie Relacorilant Plus Nab-Paclitaxel donne un avantage PFS dans le PROC exposé aux inhibiteurs de PARP

Relacorilant Plus Nab-Paclitaxel donne un avantage PFS dans le PROC exposé aux inhibiteurs de PARP

0 comments 161 views

Publié le 2025-10-19 17:57:00. L’essai clinique ROSELLA explore l’efficacité et la sécurité du relacorilant en association avec le nab-paclitaxel chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire avancé, en particulier celles ayant déjà résisté aux traitements à base de platine.

Les recherches menées dans le cadre de l’essai ROSELLA visent à évaluer l’impact de l’ajout du relacorilant, un nouvel antagoniste sélectif des récepteurs des glucocorticoïdes, au traitement standard par nab-paclitaxel. L’objectif est d’améliorer la réponse thérapeutique chez les patientes dont les cancers de l’ovaire expriment des récepteurs glucocorticoïdes, un marqueur souvent associé à un pronostic défavorable.

L’étude ROSELLA a inclus des patientes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire, du péritoine primitif ou des trompes de Fallope. Ces patientes présentaient un indice de performance ECOG de 0 ou 1, avaient vu leur maladie progresser moins de six mois après leur dernier traitement à base de platine et avaient déjà reçu entre une et trois lignes de traitement antérieures, incluant potentiellement du bevacizumab. Les participantes ont été réparties aléatoirement en deux groupes : l’un recevant du nab-paclitaxel (80 mg/m²) associé au relacorilant (150 mg) selon un schéma précis, l’autre recevant le nab-paclitaxel en monothérapie (100 mg/m²) selon le même calendrier. Les critères d’évaluation principaux étaient la survie sans progression (SSP) évaluée par un comité indépendant (BICR) et la survie globale (SG). Divers critères secondaires, tels que la SSP par l’investigateur, le taux de réponse objective (ORR), la durée de la réponse, le taux de bénéfice clinique et le profil de sécurité, ont également été suivis.

Des données préliminaires, présentées lors de l’assemblée annuelle de l’ASCO 2025, ont déjà mis en évidence des résultats encourageants. L’ajout du relacorilant au nab-paclitaxel a permis d’allonger significativement la SSP médiane par BICR par rapport au nab-paclitaxel seul, chez l’ensemble des patientes atteintes de cancer de l’ovaire résistant au platine (PROC) incluses dans l’étude. Un ratio d’hazard (HR) de 0,70 (intervalle de confiance à 95 % : 0,54-0,91) a été observé, avec une signification statistique (P = 0,0076). Par ailleurs, une analyse intermédiaire de la survie globale a révélé une amélioration médiane cliniquement pertinente de la SG, passant de 11,5 mois dans le groupe témoin à 16,0 mois dans le groupe traité par l’association relacorilant et nab-paclitaxel (HR : 0,69 ; IC à 95 % : 0,52-0,92 ; P = 0,0121).

L’analyse des données a également examiné un sous-groupe de patientes ayant déjà bénéficié d’un traitement par inhibiteurs de PARP. Chez ces patientes, l’association relacorilant-nab-paclitaxel a montré une tendance à une amélioration de la SG, bien que ces données soient encore en cours de maturation (50 % de maturité lors de cette analyse intermédiaire). La SG médiane s’élevait à 15,61 mois (IC à 95 % : 12,02-non atteint) avec l’association, contre 12,58 mois (IC à 95 % : 10,09-15,18) avec le nab-paclitaxel seul (HR : 0,77 ; IC à 95 % : 0,53-1,13 ; P nominal = 0,1834).

Concernant le profil de tolérance, le relacorilant associé au nab-paclitaxel a continué d’être bien toléré dans ce sous-groupe de patientes pré-exposées aux inhibiteurs de PARP. Tous les patients de ce sous-groupe ont présenté des événements indésirables liés au traitement (EIT). Chez les patientes évaluables pour la sécurité sous relacorilant et nab-paclitaxel, 71,1 % ont expérimenté des EIT de grade 3 ou plus, et 31,6 % ont rapporté des événements graves. Des ajustements de posologie ont été nécessaires pour le relacorilant (7,0 %) et le nab-paclitaxel (46,5 %), avec des interruptions (72,8 %) et des arrêts de traitement (8,8 %) liés aux EIT.

Dans le groupe recevant le nab-paclitaxel seul (n = 117), 64,1 % des patientes ont subi des EIT de grade 3 ou plus, et 21,4 % des événements graves. Des réductions de dose du nab-paclitaxel (29,1 %), des interruptions de traitement (58,1 %) et des arrêts (6,8 %) ont également été observés. Le Dr. Lorusso, qui a présenté ces données, a souligné que le profil de tolérance de ce sous-groupe était très similaire à celui observé dans la population globale de l’étude.

Références :

  1. Lorusso D, Quesada S, Chan JK et al. ROSELLA (GOG3073, ENGOTov72, APGOT-OV10) : relacorilant + nab-paclitaxel dans le sous-groupe de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire résistant au platine (PROC) préalablement exposées à un inhibiteur de PARP. Présenté au Congrès ESMO 2025 ; 17-21 octobre 2025 ; Berlin, Allemagne. Résumé LBA45.
  2. Olawaiye A, Gladieff L, Gilbert L et al. ROSELLA : une étude de phase 3 sur le relacorilant en association avec le nab-paclitaxel versus le nab-paclitaxel en monothérapie chez des patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire résistant au platine (GOG-3073, ENGOT-ov72). J Clin Oncol. 2025;43(supplément 17) :LBA5507. doi:10.1200/JCO.2025.43.17_suppl.LBA5507

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.