L’administration Trump semble se diriger vers une nouvelle confrontation avec l’Iran, marquée par un déploiement militaire massif dans la région et des menaces persistantes concernant le programme nucléaire iranien. Cette escalade intervient alors que les négociations pour un nouvel accord nucléaire sont au point mort.
Les États-Unis sont actuellement engagés dans leur plus important déploiement militaire au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Un groupe aéronaval est déjà positionné dans la région, et un autre, mené par le porte-avions USS Gerald Ford, est en route. Selon Josh Keating, un collègue, « on dirait vraiment que nous sommes sur le point de bombarder à nouveau l’Iran. »
L’objectif principal de Donald Trump est d’obtenir un nouvel accord nucléaire qui limiterait l’enrichissement de l’uranium par l’Iran et empêcherait le pays de développer une arme nucléaire. Les États-Unis ont également cherché à inclure dans les négociations – qui se poursuivent théoriquement – le programme de missiles balistiques iranien et le soutien apporté par Téhéran à divers groupes armés dans la région.
La question iranienne a été une préoccupation majeure tout au long des deux mandats de Trump. Lors de son premier mandat, il a retiré les États-Unis d’un accord nucléaire conclu sous l’administration Obama, puis a failli déclencher un conflit plus large en ordonnant l’assassinat d’un haut général iranien. L’année dernière, des installations nucléaires iraniennes ont également été bombardées, la Maison Blanche affirmant à l’époque que ces frappes avaient « anéanti » le programme nucléaire iranien.
Cette situation rappelle des épisodes antérieurs. Plus tôt en janvier, Donald Trump avait promis d’intervenir en faveur des manifestants anti-gouvernementaux en Iran, mais cette promesse n’a pas été suivie d’actes.
À ce stade, l’issue de la situation reste incertaine. L’administration américaine a pris plusieurs mesures qui suggèrent que Donald Trump se prépare à lancer des frappes, notamment l’évacuation de certains diplomates américains du Liban lundi. Peu d’éléments indiquent une désescalade.