La French Tech Toulouse mise sur le renforcement de ses liens et l’efficacité de ses programmes pour accompagner la croissance des start-up locales, alors que le contexte économique exige une approche plus ciblée. Après deux ans d’efforts de restructuration, l’association toulousaine affiche ses ambitions pour 2026.
L’association revendique aujourd’hui 200 membres actifs, et ambitionne de doubler ce chiffre rapidement. Un changement majeur a été mis en place : l’adhésion à la French Tech Toulouse est désormais payante, contrairement à ce qui était pratiqué auparavant.
« Il y a plusieurs raisons d’adhérer à la French Tech. Quand on est une toute jeune pousse, on peut y rencontrer des experts, des premiers clients, des investisseurs. Lorsqu’on est une start-up, c’est une manière d’avoir des connexions avec des entreprises de taille intermédiaire (ETI), des grands groupes ou des acteurs publics. Enfin, pour une ETI ou un grand groupe, c’est une façon de détecter les plus belles innovations de son territoire », explique Mélanie Lehoux, dirigeante d’Isybuy (anciennement iBat), membre du bureau de la French Tech Toulouse.
Selon Maxence Buscato, directeur général délégué, la priorité lors de leur arrivée en 2024 était de redéfinir la position de l’association au sein de l’écosystème toulousain. « L’objectif numéro un lorsque nous sommes arrivés en 2024, c’était de retravailler la posture vis-à-vis de l’écosystème de l’innovation toulousain. Nous avons voulu affirmer plus fortement une position de fédérateur. À Toulouse, nous ne voulons pas être un acteur de plus. Nous avons voulu renforcer les collaborations avec Digital 113 et La Mêlée, par exemple. »
Conscient des contraintes budgétaires actuelles, Maxence Buscato souligne la nécessité d’une approche pragmatique : « Il ne faut pas cacher que nous sommes dans une période où il faut faire avec moins d’argent public. Nous assumons de devoir faire moins, mais mieux. Nous nous sommes restructurés autour des dispositifs les plus pertinents et efficaces pour les entreprises innovantes toulousaines. »
La French Tech Toulouse s’appuie sur trois programmes principaux : French Tech Tremplin, destiné aux entrepreneurs débutants, French Tech Central, qui facilite l’accès aux services publics pour les start-up, et « Je choisis la French Tech », qui vise à promouvoir l’adoption des technologies innovantes par les ETI, les grands groupes et les acteurs publics.
« Au-delà de la promotion de ses programmes impulsés par le national, il y a eu un gros travail de réflexion, de restructuration au niveau local. Aujourd’hui, nous voulons muscler, par exemple, les événements autour des scale-up [jeunes pousses ayant réussi à croître qui passent à une phase plus importante de développement] », précise Salomé Géraud, la présidente de la French Tech Toulouse.
L’association organise régulièrement des rencontres, comme le « Monthly » qui s’est tenu fin février à la Maison du sport au féminin, pour présenter ses initiatives et favoriser les échanges entre entrepreneurs.
« La French Tech, cela permet de sentir moins seul lorsqu’on entreprend. Nous ne sommes pas un financeur, pas un incubateur, pas un consultant, pas un service public. Nous sommes une association d’entrepreneurs pour les entrepreneurs qui facilitent les mises en relation dans l’écosystème toulousain », résume Mélanie Lehoux.