Publié le 2025-10-18 02:00:00. Donald Trump a indiqué que des droits de douane de 100 % sur les produits chinois seraient difficiles à maintenir, tout en confirmant une rencontre prochaine avec le président Xi Jinping. Parallèlement, le secrétaire américain au Trésor exhorte le FMI et la Banque Mondiale à adopter une posture plus ferme face à Pékin.
- Donald Trump a jugé « difficile » l’application de droits de douane à 100 % sur les produits chinois, mais a tenu la Chine responsable de l’impasse commerciale actuelle.
- Une rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping est prévue dans deux semaines en Corée du Sud.
- Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a appelé le FMI et la Banque Mondiale à durcir leur position face aux politiques économiques chinoises.
Dans des déclarations vendredi 17, le président américain a qualifié de « difficile » l’idée d’imposer des droits de douane à 100 % sur les importations chinoises. Il a toutefois pointé du doigt Pékin pour le blocage actuel des négociations commerciales, accusant les autorités chinoises d’avoir déclenché cette situation par un renforcement des contrôles sur les exportations de terres rares. Donald Trump a également confirmé sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping, prévue dans deux semaines en Corée du Sud, saluant au passage les actions du dirigeant chinois.
En prélude à cette rencontre au sommet, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, doit s’entretenir par téléphone avec le vice-Premier ministre chinois He Lifeng dans la soirée de ce vendredi. Une réunion en personne est également programmée la semaine prochaine en Malaisie, marquant ainsi le cinquième cycle de négociations bilatérales en vue de préparer l’échange entre les deux chefs d’État.
Par ailleurs, Scott Bessent a clairement demandé au Fonds Monétaire International (FMI) et à la Banque Mondiale d’adopter une approche plus rigoureuse face aux politiques économiques dirigistes de la Chine. Il a exhorté les deux institutions financières internationales à revenir à leurs missions fondamentales. Le secrétaire au Trésor a plaidé pour un renforcement de la surveillance des économies nationales par le FMI, afin de garantir « l’objectivité et l’impartialité ». Il a également souligné que la Banque Mondiale devrait cesser son soutien à la Chine et réorienter ses ressources vers les pays les plus dans le besoin.
Dans un autre registre, l’action Oracle (ORCL-US) a connu une chute d’environ 7 % vendredi, enregistrant sa plus forte baisse quotidienne depuis janvier et mettant fin à sa récente ascension portée par l’enthousiasme autour de l’intelligence artificielle (IA). Cette dégringolade survient au lendemain de la publication par Oracle de prévisions optimistes à long terme, anticipant des revenus de l’infrastructure cloud atteignant 166 milliards de dollars d’ici l’exercice 2030, contre 18 milliards en 2026. L’entreprise prévoyait un chiffre d’affaires total de 225 milliards de dollars, soit une croissance annuelle moyenne de plus de 31 %.
L’essor de l’IA, initié notamment par OpenAI, continue de remodeler la chaîne d’approvisionnement des puces dédiées. L’accord conclu entre OpenAI et les fabricants de semi-conducteurs AMD (AMD-US) et Broadcom (AVGO-US) témoigne du potentiel de croissance de ce secteur, qui dépasse largement les attentes du marché. Cette collaboration introduit également une concurrence accrue pour Nvidia (NVDA-US), acteur dominant jusqu’à présent dans l’écosystème des puces IA.
Pour la deuxième année consécutive, l’agence de conseil en vote par procuration ISS recommande aux actionnaires de Tesla de rejeter le plan de rémunération proposé à Elon Musk, qui pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars. Ce plan ambitieux conditionne le versement intégral de la rémunération à l’atteinte d’objectifs difficiles, tels que porter la capitalisation boursière de Tesla à 8 500 milliards de dollars. Le vote des actionnaires est attendu lors de l’assemblée générale annuelle prévue le 6 novembre.