Publié le 18 février 2026 22:59:00. En réponse à l’attaque de Pahalgam, les forces de sécurité indiennes ont renforcé leur présence dans le Jammu-et-Cachemire (J&K) en déployant un réseau de bases opérationnelles temporaires pour traquer les terroristes actifs dans la région.
- Le Corps de réserve central armé (CRPF) a établi 43 bases temporaires à travers le Jammu-et-Cachemire, chacune pouvant accueillir entre 16 et 25 membres des forces de l’ordre.
- Ces bases, situées à plus de 1 800 mètres d’altitude, servent de points de départ pour des opérations de recherche et de neutralisation des terroristes qui se cachent dans les zones montagneuses.
- Environ deux terroristes locaux et une centaine de terroristes étrangers sont actuellement considérés comme actifs dans la région.
Le déploiement de ces bases temporaires fait suite à l’attaque terroriste survenue à Pahalgam en avril 2025. Les forces de sécurité avaient alors identifié un refuge utilisé par les assaillants dans un « dhok », une cabane traditionnelle en pierre et en boue, près du site touristique de Baisaran. La traque avait été longue et difficile, nécessitant des mois de recherches en forêt.
Selon des responsables de la sécurité, 26 de ces bases sont situées dans la division du Cachemire et 17 dans la division de Jammu. Elles sont équipées de matériel spécialisé, notamment des bottes tactiques, des vestes d’hiver, des sacs de couchage et des téléphones satellite, afin de permettre aux forces de l’ordre d’opérer dans des conditions difficiles. Le CRPF, épaulé par des éléments de la police locale, utilise ces bases comme points de départ pour des opérations de courte durée visant à débusquer les terroristes.
L’opération Mahadev, menée en juillet 2025 près de Srinagar, avait permis d’éliminer les trois auteurs de l’attaque de Pahalgam, tous de nationalité pakistanaise, à partir d’une de ces bases temporaires. Cette réussite a démontré l’efficacité de cette stratégie de déploiement ciblé.
Les forces de sécurité s’attendent à ce que les terroristes continuent d’utiliser les « dhoks » comme cachettes temporaires, en attendant des instructions de leurs contacts basés au Pakistan pour lancer de nouvelles attaques. Le renforcement de la présence sécuritaire vise donc à anticiper et à contrer ces menaces.