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Revue: Bryan Adams donne à Knock Out Toronto Show sur Roll With the Punches Tour

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Publié le 2025-10-04 22:06:00. Bryan Adams a enflammé la ScotiaBank Arena de Toronto hier soir lors de sa tournée «The Punches Tour», offrant un spectacle rock incontournable mêlant ses plus grands succès et des nouveautés, devant 19 000 fans conquis.

  • Un show sans artifices superflus mais centré sur la musique et l’énergie.
  • Une setlist généreuse de 28 chansons, alternant classiques et titres récents.
  • Une connexion palpable avec le public, ponctuée d’anecdotes et d’hommages.

«Hey Toronto, what’s up?», a lancé Bryan Adams, surgissant telle une apparition sur une petite scène au fond de la ScotiaBank Arena. Habitué des mises en scène grandioses, le rocker canadien a opté pour une entrée discrète, mais percutante, débutant le concert en solo à la guitare avec l’emblématique ballade «(Everything I Do) I Do It for You», invitant d’emblée les 19 000 spectateurs à se lever et à communier avec lui.

Après ce moment d’intimité acoustique, Adams, guitare en bandoulière, a traversé l’allée centrale, accompagné d’un éclairagiste, pour rejoindre la scène principale. Les fans, visiblement ravis, lui adressaient des « poing contre poing », tels des boxeurs avant un combat. Un clin d’œil amusant, bien que l’artiste se passe volontiers de gadgets scéniques. Son spectacle se veut déconcertant par sa simplicité : pas de pyrotechnie démesurée, pas d’effets spéciaux trop techniques. Seul un gant de boxe gonflable géant a flotté au-dessus de la foule lors de l’interprétation de «Roll with the Punches», titre éponyme de son 16e album studio. Lors de sa dernière tournée, un accessoire similaire avait été une Chevrolet Corvair flottante.

Pour compenser cette sobriété, Adams a introduit les « xylobands », ces bracelets lumineux qui se synchronisent avec la musique, distribués à l’entrée des fans. L’objectif écologique est louable : ces bracelets, non personnalisés, devaient être retournés à la sortie. Au-delà de ces détails, le concert s’est révélé être une succession de tubes calibrés, entrecoupée de nouvelles chansons. Les paroles des morceaux récents étaient projetées sur écran géant, permettant au public de les assimiler aussi facilement que celles de «Cuts Like a Knife», «Run to You» ou «Summer of ’69», s’assurant ainsi qu’elles soient prêtes pour les prochaines fois.

Une publication partagée par Bryan Adams (@bryanadams)

Sans être un artiste qui jouerait l’intégralité de son nouvel album en première partie avant d’enchaîner les tubes, Bryan Adams sait fidéliser son public. Depuis des décennies, il offre ce pour quoi ses fans sont venus, et ce, avec un plaisir manifeste, même après avoir interprété ses chansons des milliers de fois. Pour preuve, s’il n’était pas monté sur scène à Toronto depuis 2022, il sillonne le monde en permanence. Sa constance et sa capacité à remplir les arènes depuis les années 80, fort de plus de 75 millions d’albums vendus, témoignent de sa longévité au sommet.

Accompagné sur scène de musiciens fidèles, dont Keith Scott (plus de 40 ans de collaboration) et Pat Stewart (batteur sur l’album «Reckless» de 1984), ainsi que du Torontois Gary Breit aux claviers, qualifiés affectueusement de « mes garçons », Adams a entamé son répertoire. Ils ont lancé «Kiss Ass», un titre de l’album «So Happy It Hurts» (2022), dont les paroles martèlent : «Si vous aimez le rock qui déchire, nous sommes un groupe qui déchire. Si vous ne pouvez pas faire de playback, jouez tout, levez-vous et tapez dans vos mains!» Un hymne à l’énergie qui a parfaitement fonctionné.

Gracieuseté: Karen Bliss

Pendant plus de deux heures, le groupe a enchaîné 28 chansons, alternant rock énergique et ballades émouvantes. Les classiques de l’album «Reckless» (1984) tels que «Run to You» et «Someone» ont fait vibrer la foule avant de laisser place au titre «Roll with the Punches», accompagné de son clip vidéo.

«Je suis Bryan. Je suis votre chanteur pour le reste de la soirée», a annoncé Adams avec humour, avant de s’attaquer à «18 Til I Die». Le clip de ce morceau, où l’on voit Elizabeth Hurley et Adams en montagnes russes, a été diffusé, tandis que les paroles apparaissaient à l’écran. Une méthode efficace pour familiariser le public avec les nouvelles compositions.

Le chanteur, connu pour son régime végétalien et son allure juvénile, a fait sensation avec son interprétation de «18 Til I Die». La caméra a mis en lumière le public en délire, terminant le titre sur un duel de guitares entre Adams et Scott. Le rocker a même gratté le manche de sa guitare sur un moniteur pour un effet « rock’n’roll » assumé.

Même lors de la ballade «Please Forgive Me», où l’intimité prend le dessus, Adams a su maintenir la connexion, lançant un «It feels like our best moments are together» (On dirait que nos meilleurs moments sont ensemble), avant de conclure par «like right now» (comme maintenant). Il sait précisément ce que son public attend et comment le lui donner.

Il a rappelé, bien que le marketing soit omniprésent, la sortie de son nouvel album, promettant un mélange d’anciens et de futurs succès. L’annonce a été accueillie par des acclamations enthousiastes.

Adams a ensuite rendu hommage à la radio rock «d’antan» avec «Take Me Back», quatrième single de son album phare «Cuts Like a Knife». Alors que la chanson montait en puissance, il a invité le public à chanter en chœur. «Bien. Continuez», a-t-il encouragé, ajoutant avec malice : «J’aurais dû le prévoir, quand je me suis réveillé ce matin à Toronto – elle était partie.» Des mots qui ont su trouver un écho particulier auprès des spectateurs.

Le concert a pris une tournure plus émotive avec un hommage sincère à la légendaire Tina Turner, disparue en 2023. Bryan Adams a partagé leur duo sur «It’s Only Love», issu de l’album «Reckless». «Elle a été formidable avec moi. Elle était incroyablement gentille. Elle m’a emmené en tournée avec elle, nous chantions ensemble tous les soirs. C’était une expérience surréaliste car j’étais un grand fan», a-t-il confié. «Nous avons perdu Tina il y a quelques années. Ce fut une grande perte pour la musique, mais aussi pour moi, car elle était mon amie.»

Avant d’interpréter «It’s Only Love», il a prévenu le public, avec un sourire : «Je ferai ma part et je ferai la part de Tina», référence au chant. «Alors soyez gentils, car je ne suis pas Tina Turner.»

Le groupe a ensuite enchaîné avec «Shine A Light», titre de son album de 2019, suivi de la ballade «Heaven». La nouvelle version, tout en conservant la mélodie vocale, s’est révélée plus atmosphérique et moins pop, offrant une interprétation étendue et magnifique, ponctuée par le chœur du public reprenant les «Woah, Oh-Ohs».

Gracieuseté: Karen Bliss

Pour le nouveau titre «Never Ever Let You Go», le clip vidéo, mettant en scène l’actrice Elizabeth Hurley, a été projeté, ajoutant une touche visuelle appréciée. L’artiste a ensuite surpris son public en ressortant une version remastérisée en haute définition de «This Time» (1983), plaisantant sur sa propre coiffure d’époque et invitant le groupe à la jouer.

Une nouvelle chanson, «Make Up Your Mind», a également été présentée, mettant en avant le jeu de batterie de Pat Stewart. Le segment suivant a été particulièrement ludique, avec l’interprétation de «You Belong to Me» (2015). Inspiré par les concerts passés où il invitait le public à danser, Adams a fait projeter sur écran géant des couples s’exécutant sur des pas de danse swing. L’ambiance a vite monté d’un cran lorsque certains hommes ont retiré leur chemise, sous les encouragements de la foule, avant que ne retentisse le classique des Top Notes / Beatles, «Twist & Shout».

L’heure des demandes du public a ensuite sonné. Adams a lu les noms de ceux qui avaient soumis leurs requêtes via vidéo avant le spectacle, interprétant «Lonely Nights» (1981) puis «A Love Story» (de «Reckless»). Après une courte pause où Keith Scott et Pat Stewart ont laissé place à Gary Breit au piano pour un duo avec Adams sur «Here I Am», le chanteur a interprété «When You’re Gone» en solo à la guitare, invitant le public à se joindre à lui. «Aidez-moi», a-t-il lancé avec un clin d’œil.

De retour sur scène, le groupe a délivré le joyeux «The Only Thing That Looks Good On Me Is You», suivi de la puissante ballade «(Everything I Do) I Do It for You». La soirée s’est poursuivie avec «Run to You» et «So Happy It Hurts», dont le clip mettait en scène sa propre mère dans un cabriolet.

L’introduction instantly reconnaissable de «Summer of ’69» a déclenché une ovation. Après une fausse note, le public a été comblé par le single emblématique, suivi de «Cuts Like a Knife», dont la version live s’est étirée. L’audience s’est jointe en chœur au «Na-Na, Na, Na-Na, Na, Na-Na, Na-Na» final.

Après avoir présenté ses musiciens, Adams a clôturé la soirée avec Gary Breit au piano pour «Alberta Bound». Il a adapté la première ligne pour l’occasion : «Toronto Don’t You…» avant de terminer sur «Ontario Bound».

D’un geste du doigt pour indiquer «encore un», il est retourné sur la scène secondaire, retraversant l’arène pour un dernier titre, «All for One». Un final explosif pour un concert mémorable.

Bryan Adams prouve ainsi qu’il est non seulement un artiste capable de satisfaire son public, mais qu’il est avant tout un plaisir pour celui-ci.

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