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Rohan Bopanna’s story of toil and perseverance ends with retirement as Indian tennis legend

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Après 22 ans de carrière et une annonce de retraite pour la fin de la saison 2025, le tennis indien salue la persévérance d’un champion discret mais tenace. Rohan Bopanna, 45 ans, quitte les courts avec deux titres du Grand Chelem, mais surtout avec l’héritage d’une carrière bâtie sur la résilience et la dignité.

L’aura de Rohan Bopanna dans le tennis indien se résume en un mot : persévérance. Ce trait de caractère, sa qualité première et son legs discret dans les annales du sport national, l’aura accompagné tout au long de ses 22 années sur les circuits professionnels. L’annonce de sa retraite pour fin 2025, à l’âge de 45 ans, après avoir soulevé deux trophées du Grand Chelem, souligne à elle seule sa longévité au plus haut niveau. Mais sa persévérance dépasse le cadre de la raquette.

Né et élevé dans le contexte houleux et politique de l’ère Paes-Bhupathi, Bopanna a su naviguer ces eaux troubles avec une dignité et une clarté de pensée intactes, couronnées par deux titres du Grand Chelem. Ce parcours, modèle pour les sportifs qui s’épanouissent tardivement, est une illustration parfaite de sa ténacité. Ses statistiques, notamment ses multiples records du « plus vieil homme » à réaliser certaines performances, en témoignent. Il a remporté son premier Grand Chelem, en double mixte à Roland-Garros en 2017, à l’âge de 37 ans, et a atteint sa deuxième finale de Grand Chelem en double messieurs dix ans après sa première en 2013. Son apogée tennistique fut atteinte à 43 ans.

Au-delà des chiffres et des records, Bopanna a tracé sa propre voie, parfois par nécessité, mais toujours avec une détermination sans faille. C’est cette ténacité qui l’a mené à son apogée à 43 ans, 10 mois, après une victoire mémorable à l’Open d’Australie 2024. Ce triomphe, digne d’un conte de fées sportif, a vu un outsider, un homme au crâne dégarni et aux cheveux grisonnants, loin des stéréotypes d’athlète de haut niveau, remporter le titre le plus prestigieux de sa carrière et devenir numéro 1 mondial. Un rêve accompli après 20 ans sur le circuit, faisant de lui le plus vieil homme à remporter un titre du Grand Chelem et le plus âgé à accéder à la première place mondiale.

Le parcours de Bopanna transcende la simple performance sportive pour devenir une source d’inspiration universelle. Il a accompli cet exploit sans cartilage dans les genoux, l’empêchant de suivre un entraînement d’endurance classique, et cinq ans après avoir envisagé de raccrocher les raquettes face à la douleur et à la dépendance aux antidouleurs. Il a su transformer ses limitations en opportunités, comme il l’avait si éloquemment partagé lors d’une interview après son parcours victorieux en 2023 avec son partenaire Matt Ebden, qui avait jeté les bases de ce triomphe.

Ses limitations, pour être franc, étaient nombreuses. Sur le plan tennistique pur, ses accomplissements ne rentrent pas dans les catégories habituelles. Il n’a ni connu le succès fulgurant des prodige ni la constance des multiples champions. Ses victoires ont été sporadiques, mais son éthique de travail, elle, fut constante. Sur le circuit ATP exigeant, il a su s’accrocher, remportant des titres modestes et atteignant régulièrement les huitièmes de finale des Grands Chelems. Pour le tennis indien, particulièrement dans une période creuse après l’apogée de Sania Mirza à la fin des années 2010, sa présence fut la seule lueur d’espoir et le seul nom à faire les gros titres, fiable et toujours présent. Sa carrière a ainsi servi de pont entre l’âge d’or du début des années 2000 et la quête actuelle de nouveaux talents.

Un indicateur frappant de sa persévérance est sa capacité à remporter le seul tournoi ATP en Inde avec trois partenaires indiens différents depuis 2017 : Jeevan Nedunchezhiyan (37 ans), Divij Sharan (39 ans) et Ramkumar Ramanathan (30 ans), tous plus jeunes que lui. La victoire à l’Open d’Australie fut son zénith, couronnant une année 2023 riche en victoires historiques dans des Masters 1000 et aux ATP Finals. Ce sera sans aucun doute le moment le plus marquant lorsque les hommages afflueront après sa retraite.

Cependant, l’ascension de Bopanna au panthéon du tennis indien au cours de la dernière décennie est bien plus riche que ses seuls titres. Seuls quatre Indiens ont remporté un titre du Grand Chelem dans l’histoire du tennis, et trois d’entre eux – Leander Paes, Mahesh Bhupathi, Sania Mirza – sont considérés comme des légendes. Bopanna, quatrième membre de ce cercle restreint, est souvent resté dans l’ombre lorsque l’héritage du tennis indien était discuté. Certes, il est un vainqueur de Grand Chelem, ancien numéro 1 mondial en double messieurs, médaillé d’or aux Jeux Asiatiques et olympien. Mais il n’a jamais suscité le même engouement que ses illustres prédécesseurs.

Bien qu’il n’ait pas atteint la même constance que les trois autres champions, il a également été jugé à l’aune des standards fixés par Paes et Bhupathi en double, un regard rétrospectif parfois trop sévère, illustré par le manque de successeurs à ces icônes. De plus, il a été pris dans les remous des rivalités entre Paes et Bhupathi dans les années 2010, se retrouvant souvent un pion dans le chaos administratif du sport indien. Malgré sa participation aux Jeux Olympiques de 2012 et 2016, aux côtés de Bhupathi puis de Paes, sa présence relevait plus de l’opportunisme que d’un véritable choix stratégique. Les tensions avec la Fédération Indienne de Tennis (AITA) étaient si vives qu’il a un temps été écarté du prix Arjuna pour n’avoir pas remporté de médailles majeures sous le drapeau indien, une controverse aujourd’hui oubliée face à ses titres aux Jeux Asiatiques de 2018 et 2023.

Face à ces épreuves, Bopanna a choisi une autre voie. Ayant été témoin des conflits au sein de l’équipe indienne de double, il a activement contribué à la création d’un programme de soutien pour les joueurs indiens de double, le « Doubles Dream of India ». Ce programme, qui inclut un camp annuel, permet à Bopanna de mentorer et de guider les jeunes talents du double, contribuant directement à l’essor des paires indiennes sur le circuit.

Ce désir de redonner au jeu, particulièrement au jeu de double souvent négligé, est délibéré. « On demande toujours pourquoi il n’y a pas de joueurs en simple. Mais je dis qu’aidons ceux qui sont déjà là, et peut-être que le simple pourra alors démarrer son parcours. Il nous faut juste une structure », a-t-il déclaré. C’est une autre forme de persévérance, s’impliquer dans les coulisses parfois ingrates du sport pour construire quelque chose de nouveau. Son engagement envers le tennis se poursuivra, que ce soit avec les équipes de double, son académie, ou en introduisant le concept UTR Tennis Pro en Inde.

Ce qui manquera, c’est la dignité silencieuse qu’il apportait sur le court et dans ses interactions, qu’il s’agisse de victoire ou de défaite. Il a toujours fait preuve d’une grande philosophie face aux hauts et aux bas, avec une perspective équilibrée, qu’il s’agisse de sa première finale majeure en double après 61 tentatives ou de la perte déchirante de la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de 2016.

Pendant la majeure partie de sa carrière, Bopanna a occupé une troisième place singulière dans le paysage du tennis indien, avant de devenir une légende à part entière. Sa retraite met un terme à une carrière qui sera, avec le recul, admirée et respectée. À travers toutes ces années, Rohan Bopanna a persévéré.

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