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NEW YORK – Le Royaume-Uni et le Portugal sont sur le point de reconnaître officiellement un État palestinien cette semaine. Cette décision diplomatique importante devrait être reflétée par environ 10 autres nations lors d’un débat crucial de l’Assemblée générale des Nations Unies, visant à accroître la pression sur Israël concernant son offensive en cours à Gaza.
Ce changement marque un changement notable pour les alliés israéliens de longue date, qui ont réévalué leurs positions car les opérations d’Israël à Gaza se sont intensifiées après l’attaque du 7 octobre 2023 du Hamas. Le territoire palestinien fait face à une crise humanitaire désastreuse, marquée par une destruction généralisée, des décès et des pénuries alimentaires graves.
- Le Royaume-Uni et le Portugal prévoient de reconnaître un État palestinien.
- Environ 10 nations peuvent emboîter le pas à l’ONU cette semaine.
- Ces mouvements visent à faire pression sur Israël sur le conflit de Gaza.
- L’attaque du 7 octobre du Hamas a tué 1 219; La campagne d’Israël a tué au moins 65 208.
Les dirigeants mondiaux convergent à New York pour des discussions où la solution à deux États depuis longtemps au conflit israélo-palestinien sera un thème central. Les rapports des médias britanniques indiquent que le Premier ministre Keir Starmer annoncera le changement de politique de son gouvernement, une décision confrontée à une forte opposition d’Israël.
Starmer avait précédemment déclaré en juillet que le Royaume-Uni reconnaîtrait un État palestinien si Israël n’avait pas pris de «mesures substantielles» vers un cessez-le-feu avec le Hamas au moment de l’assemblée générale des Nations Unies. Il a expliqué qu’une telle reconnaissance «contribuerait à un processus de paix approprié, au moment d’un impact maximal pour la solution à deux États».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fortement critiqué cette position, accusant Starmer de récompenser le «terrorisme monstrueux» et d’apaiser l’idéologie «djihadiste».
L’opposition d’Israël monte
Le ministère des Affaires étrangères du Portugal a confirmé son intention de reconnaître officiellement un État palestinien. Lisbonne avait signalé cette possibilité en juillet, citant «l’évolution extrêmement inquiétante du conflit», la crise humanitaire et les rapports des menaces d’Israël pour annexer les terres palestiniennes.
Depuis juillet, Gaza a enduré le bombardement israélien implacable. Un moniteur de faim soutenu par l’ONU a déclaré la famine dans certaines parties du territoire, et l’armée israélienne a déclaré son intention d’employer une «force sans précédent» pour sécuriser la ville de Gaza.
La France et le Canada sont également parmi les nations occidentales qui auraient prévu de reconnaître un État palestinien lors de la réunion des Nations Unies cette semaine. Israël s’est opposé avec véhémence à ces reconnaissances potentielles et aurait averti d’annexer la Cisjordanie en réponse.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré vendredi que la communauté internationale «ne devrait pas se sentir intimidée par le risque de représailles» d’Israël.
Les statistiques sombres du conflit sont austères. Le 7 octobre 2023 du Hamas contre Israël a fait 1 219 décès, les civils majoritaires, selon un décompte de l’AFP de personnalités officielles. La campagne militaire d’Israël à Gaza a entraîné au moins 65 208 décès, également principalement des civils, sur la base des chiffres du ministère de la Santé géré par le Hamas à Gaza, que les Nations Unies jugent fiables.