Publié le 25 novembre 2024. L’icône de la salsa Rubén Blades est monté au créneau pour défendre Bad Bunny, auréolé d’un Grammy Award pour son album en espagnol, face à une vague de critiques parfois virulentes, allant jusqu’à la Maison Blanche.
- Bad Bunny a remporté le Grammy du meilleur album de l’année pour Un Verano Sin Ti, une première pour un album entièrement en espagnol.
- Rubén Blades dénonce le manque d’arguments et l’ignorance de nombreux détracteurs de l’artiste portoricain.
- Bad Bunny a suscité la controverse, notamment aux États-Unis, où sa performance au Super Bowl a été critiquée par certains responsables politiques.
Rubén Blades a pris la défense de Bad Bunny après que ce dernier a fait l’histoire en décrochant le Grammy Award du meilleur album de l’année pour Un Verano Sin Ti. Cette distinction marque une première dans l’histoire des Grammy Awards, récompensant ainsi un album entièrement chanté en espagnol.
L’auteur-compositeur-interprète de salsa a exprimé son indignation face aux critiques acerbes dont fait l’objet Bad Bunny. Il a souligné que de nombreux détracteurs se contentent de juger son travail sans réelle argumentation.
« Beaucoup de gens critiquent Bad Bunny, disant qu’il ‘chante des conneries’ ou ‘chante mal’. Je suis consterné par le degré d’ignorance et le manque d’arguments de nombreux détracteurs. »
Rubén Blades
Les félicitations de Blades à l’artiste pour son succès ont déclenché une avalanche de commentaires en ligne, dont une part importante était négative. L’artiste a rappelé que des figures emblématiques comme Elvis Presley ont également été la cible d’insultes, de censure et d’interdictions avant d’atteindre une renommée mondiale.
La polémique autour de Bad Bunny ne s’arrête pas aux critiques musicales. L’artiste a également été visé par des attaques de personnalités conservatrices, allant jusqu’à la Maison Blanche. Après l’annonce de sa participation au spectacle de la mi-temps du Super Bowl, l’ancien président Donald Trump s’était publiquement opposé à sa venue. Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, avait qualifié ce choix de « terrible ».
Eduardo Verástegui, figure influente du conservatisme, a qualifié la musique de Bad Bunny de
« déchets culturels visant une destruction morale massive »
Eduardo Verástegui
. Face à ces attaques, Rubén Blades a répondu avec fermeté :
« Si vous n’aimez pas un genre ou un artiste, ne l’écoutez pas, sans avoir besoin d’insulter, de censurer ou d’offenser. »
Rubén Blades
Blades a également défendu le reggaeton, le trap, le rap et le hip-hop, les considérant comme des expressions légitimes d’une nouvelle génération et de sa vision du monde. Bad Bunny a quant à lui promis de transformer la scène du Super Bowl en
« une grande fête »
Bad Bunny
et d’y apporter
« beaucoup de culture portoricaine »
Bad Bunny
. Il deviendra ainsi le premier artiste à se produire à la mi-temps du Super Bowl avec un répertoire entièrement en espagnol, une nouvelle étape historique pour la musique latine.