Publié le 16 février 2024. Le sénateur américain Marco Rubio effectue une tournée en Europe centrale, en Slovaquie et en Hongrie, dans un contexte de tensions géopolitiques et de soutien affiché par Donald Trump au Premier ministre hongrois Viktor Orbán à l’approche des élections.
- Marco Rubio rencontrera des responsables slovaques pour discuter de sécurité régionale et de l’OTAN.
- La tournée se conclura par une visite à Budapest, où Rubio renforcera les intérêts américains, notamment en matière de processus de paix.
- Donald Trump a récemment apporté son soutien à Viktor Orbán, alors que les sondages d’opinion placent son parti en difficulté.
La visite de Marco Rubio intervient quelques semaines après les propositions controversées de Donald Trump concernant l’acquisition du Groenland, qui avaient suscité des inquiétudes parmi les alliés américains. Les États-Unis, le Danemark et le Groenland ont récemment entamé des discussions sur un nouvel accord concernant la présence américaine sur l’île arctique, sans pour autant envisager un transfert de souveraineté. Trump avait auparavant menacé d’imposer des droits de douane aux pays européens s’opposant à ses plans pour le Groenland, avant de revenir sur cette menace après avoir évoqué un « cadre pour un futur accord ».
En Slovaquie, le sénateur américain devrait aborder avec les autorités des questions de sécurité régionale, de modernisation des forces armées, de coopération bilatérale et des engagements du pays au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Cette étape s’inscrit dans un contexte de renforcement de la présence américaine en Europe centrale, face aux défis sécuritaires persistants.
La dernière étape de la tournée de Rubio le mènera à Budapest, en Hongrie. Il y rencontrera des responsables clés afin de consolider les intérêts bilatéraux et régionaux des États-Unis, en particulier dans le domaine des efforts de paix. Cette visite prend une dimension particulière compte tenu des récentes déclarations de Donald Trump en faveur de Viktor Orbán, dont le parti est actuellement en difficulté dans les sondages d’opinion en vue des prochaines élections.
Il est à noter que Viktor Orbán avait proposé Budapest comme lieu potentiel pour une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, afin de discuter de négociations de paix concernant l’Ukraine. Cette proposition souligne le rôle que la Hongrie pourrait jouer dans les efforts diplomatiques visant à résoudre le conflit ukrainien.
Donald Trump a exprimé son soutien à Viktor Orbán la semaine dernière, qualifiant ce dernier de « véritable ami, combattant et vainqueur », ce qui n’est pas sa première marque d’appréciation envers le Premier ministre hongrois.
Les discussions sur la présence américaine au Groenland, comme l’indiquent les négociations en cours entre les États-Unis et le Danemark, visent à renforcer la coopération dans la région arctique, sans pour autant remettre en question la souveraineté danoise sur l’île.