Publié le 2025-10-24 15:41:00. Ryanair pourrait reprendre du service à l’aéroport de Waterford, moyennant des investissements significatifs dans ses infrastructures. Le directeur général de la compagnie aérienne a conditionné ce retour à la construction d’une piste adaptée aux avions à réaction, tout en émettant des réserves quant à la viabilité commerciale à long terme de l’aéroport.
- Michael O’Leary, patron de Ryanair, a déclaré qu’il était « probable » que la compagnie aérienne opère quelques vols hebdomadaires depuis Waterford après la modernisation de l’aéroport.
- Un projet d’investissement de 30 millions d’euros, financé par un investisseur privé américain, vise à prolonger la piste et à moderniser les infrastructures pour un retour des vols commerciaux.
- Ryanair « envisagerait certainement » de relier Londres, potentiellement avec deux à trois vols par semaine, si une piste pour avions à réaction est construite et qu’elle reste gratuite.
La ville et le conseil du comté de Waterford ont approuvé en début de semaine une proposition d’investissement de 30 millions d’euros. Ce projet, entièrement financé par un investisseur privé américain, a pour objectif de relancer les vols commerciaux de passagers dans le Sud-Est irlandais, absents depuis 2016. Les travaux, dont le début est prévu au début de l’année prochaine, devraient durer environ 12 mois. Le conseil table sur un retour des liaisons passagers régulières d’ici fin 2027 et espère traiter plus de 400 000 passagers par an dans les cinq ans suivant la réouverture.
Lors d’un entretien accordé à RTÉ News, Michael O’Leary a exprimé sa volonté d’étudier un retour à Waterford, mais avec des conditions. Il a spécifiquement mentionné la nécessité d’une « piste d’atterrissage pour avions à réaction » et que celle-ci soit « gratuite ». Il a même précisé qu’un vol vers Londres, potentiellement les lundis, mercredis et vendredis, deux à trois fois par semaine, pourrait être envisagé. Cependant, il a qualifié de « hautement improbable » l’idée d’un service quotidien, ajoutant qu’il ne s’attendait pas à ce qu’un avion soit un jour basé à Waterford.
Le dirigeant de Ryanair s’est montré plus sceptique quant aux ambitions du conseil, qualifiant l’objectif de traiter plus de 400 000 passagers par an de « tarte dans le ciel ». Selon lui, l’aéroport de Waterford n’est « pas une proposition commerciale », non pas à cause de problèmes inhérents à la ville, mais en raison de sa proximité avec les aéroports de Cork et de Dublin. Il a souligné que Waterford se situait à moins de deux heures de route de ces deux grandes villes, ce qui rend difficilement viable un aéroport indépendant. Il a conclu que l’aéroport régional serait vraisemblablement limité à « de très petites fréquences ou de très petits horaires ».
Michael O’Leary a tenu à préciser qu’il n’avait jamais critiqué l’aéroport de Waterford et lui souhaitait « bonne chance ». Il a cependant estimé que le défi général pour les aéroports irlandais résidait dans la présence « trop d’aéroports dans ce pays » et que « les plus grands cannibalisent les plus petits ».