Publié le 23 février 2026. Révélation masculine de l’année aux Victoires de la musique, Sam Sauvage, jeune artiste à la voix singulière, poursuit son ascension avec la sortie de son premier album, « Mesdames, Messieurs! », et une série de concerts à venir.
Sam Sauvage a remporté le prix de la « Révélation masculine » lors de la cérémonie des Victoires de la musique le 13 février dernier. Son premier album, « Mesdames, Messieurs! », est sorti le 30 janvier 2026. L’artiste, de son vrai nom Hugo Brebion, sera présent au Festival Voix de Genève le 20 mars et à Festi’neuch le 13 juin.
Le label Cinq7, qui représente Sam Sauvage, souligne son charisme et son originalité, le comparant à des artistes singuliers tels que Katerine, Dominique A, Bertrand Belin ou Nuit Incolore. À 25 ans, l’artiste originaire de Boulogne-sur-Mer semble promis à un bel avenir, notamment grâce à la sortie de son premier album.
Après un premier EP intitulé « Prémices » en 2023 et un second, « Ne t’en fais pas pour elle », l’année dernière, Sam Sauvage a autoproduit son album « Mesdames, Messieurs! ». Le titre fait référence à ses débuts en tant qu’artiste de rue, où il se produisait dans le métro parisien, une expérience qui transparaît notamment dans sa chanson « Un cri dans le métro ».
La musique de Sam Sauvage, caractérisée par une voix grave et une esthétique pop synthétique, rappelle les sonorités de la new wave anglaise des années 1980, tout en évoquant parfois l’œuvre de Jacno ou, plus récemment, de Lescop. L’artiste lui-même cite Dylan, Bashung et Brel comme sources d’inspiration.
Malgré ces influences, Sam Sauvage possède une identité musicale propre. Sa voix caverneuse, capable de monter dans les aigus, et ses textes, à la fois acerbes et sensibles, témoignent d’une observation fine des marginaux, des noctambules et des rêveurs. Il n’hésite pas non plus à se tourner vers lui-même avec ironie, comme dans sa chanson électro-pop « J’suis pas bo ».
L’album, enregistré dans le studio de Zaho de Sagazan et de ses musiciens, présente des arrangements électroniques et des guitares parfois appuyés. Néanmoins, il dégage un magnétisme certain, mariant une poésie brute à un rythme énergique, comme en témoigne la chanson « Les gens qui dansent (j’adore) ». Le morceau « Il pleut des femmes », plus mélancolique et dramatique, aborde le thème du féminicide, en hommage à une amie de l’artiste, avec un accompagnement au piano et au violoncelle. La chanson « Je ne t’aime plus » se distingue également par sa cruauté.
Habillé de son costume-cravate noir de dandy, Hugo Brebion a acquis une solide expérience sur scène grâce à de nombreux concerts dans des bars. Ceux qui l’ont vu se produire au Festival Voix de Fête à Genève l’année dernière ou aux Francomanias de Bulle se souviennent de sa voix grave et de son interprétation passionnée.
Sam Sauvage, « Mesdames, Messieurs! » (Cinq7). Paru le 30 janvier 2026.
En concert au Festival Voix de Fête, voixdefete.ch, Genève, le 20 mars, et à festineuch.ch, le 13 juin 2026.