Un jeune prodige de 15 ans, Alejandro Almeri Herrera, a fait sensation en obtenant l’un des meilleurs scores à l’examen d’admission de l’Université Nationale Majeure de San Marcos (UNMSM), se positionnant virtuellement pour une place en médecine humaine. Son exploit, marqué par une discipline de fer et un talent académique reconnu, fait le tour des réseaux sociaux.
- Alejandro Almeri Herrera, 15 ans, s’est classé parmi les meilleurs candidats sur plus de 26 000 postulants à l’UNMSM.
- Il a obtenu un score si élevé en médecine humaine qu’il se retrouve en situation d’égalité pour la troisième place, alors qu’il est encore lycéen.
- Son parcours est déjà jalonné de succès dans des compétitions scientifiques nationales et internationales.
Lors de la récente session d’admission 2026-I de la prestigieuse Université Nationale Majeure de San Marcos (UNMSM), un nom a particulièrement retenu l’attention : celui d’Alejandro Almeri Herrera. Âgé de seulement 15 ans, ce jeune lycéen a brillamment réussi l’examen d’entrée, se hissant parmi les plus hauts classements de médecine humaine. Sur les 26 518 candidats en lice pour l’ensemble des 2 771 places disponibles dans les 22 facultés, Alejandro s’est distingué par son score impressionnant de 1 628 875, le plaçant à égalité technique pour la troisième place dans la très convoitée filière de médecine.
La faculté de médecine de San Fernando, réputée comme la plus demandée, a vu 4 709 candidats rivaliser pour 55 postes, soit un ratio de 85,6 postulants par place. Le parcours d’Alejandro n’est pas le fruit du hasard. Ce n’est pas une simple performance ponctuelle ; il est déjà médaillé dans plusieurs concours nationaux et internationaux de mathématiques tels que Binaire, Kangourou, et Conamat. Actuellement, il est également en finale du Concours National de Biologie, démontrant ainsi une excellence académique précoce et constante.
Son inspiration, il la puise en partie dans sa famille. Son père, le Dr Marco Almeri, cardiologue reconnu et expert en santé publique, ainsi que sa mère, Roxana Herrera, sont ses plus grands soutiens. Sa sœur aînée, Adriana, suit également des études de médecine humaine à l’Université Cayetano Heredia. « Nos enfants font notre fierté », confie le Dr Marco Almeri. « Son admission n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’études assidues, d’une grande discipline et du fait qu’il est un excellent fils. »
La clé de son succès réside dans une organisation méticuleuse et une discipline de fer. Alejandro consacre en moyenne dix heures par jour à ses études, privilégiant la biologie, la physique et la chimie. Il a également validé les trois niveaux d’anglais de l’ICPNA, atteignant un niveau avancé qui lui sera précieux pour consulter les publications scientifiques internationales. Parallèlement à ses cours au lycée Saco Oliveros, il suivait des formations virtuelles à l’académie Savia et s’exerçait une fois par semaine à la communication en anglais pour maintenir son aisance linguistique.
Au-delà des livres, Alejandro, qui vient de fêter ses 15 ans, est aussi un sportif accompli. Grand (1,81 m), il est un fervent supporter du club Alianza Lima et pratique le football pour le plaisir et le maintien de sa condition physique. Il joue en défense et vient de remporter le championnat U15 avec son équipe dans la Ligue San Martín de Porres.
Ses passe-temps incluent le cinéma, la musique salsa et la danse de la marinera, qu’il pratique depuis son enfance. À la maison, il prend soin de ses poissons et de sa tortue nommée Yuko. Ce nouveau succès académique s’ajoute à la fierté de sa famille, célébré autour de son plat préféré : l’ají de gallina.
À savoir :
- L’examen d’admission de San Marcos est reconnu comme l’un des plus difficiles du Pérou en raison de la forte concurrence et du nombre limité de places.
- Le processus d’admission 2026-I a vu 26 518 candidats s’affronter pour 2 771 postes dans 22 facultés.
- L’UNMSM ne publie pas encore de classement général officiel pour cette session.
- La loi universitaire 30220 stipule que les élèves encore scolarisés, même s’ils réussissent l’examen d’admission, ne peuvent intégrer l’université qu’après l’obtention de leur diplôme de fin d’études secondaires. Une disposition qui suscite des appels à révision de la part des parents de jeunes talents.
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