L’absence de Sarah Ferguson, ex-épouse du prince Andrew, continue de susciter l’interrogation, alors que des questions se posent sur son sort après l’arrestation de son ex-mari. L’ancienne duchesse d’York, discrète depuis cinq mois, pourrait avoir quitté le Royaume-Uni, tandis que des sociétés dont elle était l’unique dirigeante sont en cours de dissolution.
La dernière apparition publique de Sarah Ferguson remonte au 25 septembre dernier, lorsqu’elle a quitté le Royal Lodge, la résidence qu’elle partageait avec le prince Andrew. Son absence intervient après l’arrestation du prince Andrew le 22 février, pour une durée de 12 heures, dans le cadre d’une enquête dont les détails n’ont pas été divulgués. Cette arrestation a provoqué une onde de choc, notamment chez ses filles, les princesses Beatrice et Eugenie, qui seraient « bouleversées » selon le Mirror.
Des rumeurs évoquent un possible exil au Portugal, où Eugenie réside régulièrement avec sa famille. Cependant, d’autres sources suggèrent que Sarah Ferguson pourrait envisager un départ vers les Émirats arabes unis, à la recherche d’opportunités professionnelles, ou vers un autre pays du Golfe, où la famille York entretient des liens.
Parallèlement à ces spéculations, six entreprises dont Sarah Ferguson était l’unique dirigeante ont été radiées des registres publics. Il s’agit de S. Phoenix Events Limited, Fergie’s Farm, La Luna Investments, Solamoon Limited, Philanthrepreneur Limited et Planet Partners Productions Limited. Cette dissolution intervient alors que l’ancienne duchesse, comme son ex-mari, a perdu ses titres royaux l’année dernière.
L’affaire rappelle les controverses passées impliquant Sarah Ferguson et son amitié avec Jeffrey Epstein. Des échanges de courriels récemment révélés montrent que Sarah Ferguson a sollicité Epstein pour un emploi en 2010, après sa libération conditionnelle pour trafic de mineurs. Elle lui a même écrit : « J’ai désespérément besoin d’argent. » En septembre 2009, elle l’avait exhorté à épouser une femme « avec un corps fabuleux ».
Les filles de Sarah Ferguson et du prince Andrew, Beatrice et Eugenie, ont également été impliquées dans l’affaire Epstein. Des courriels du pédophile décédé en prison révèlent qu’elles ont déjeuné avec lui à Miami peu après sa libération et qu’elles étaient parfois sollicitées pour divertir ses contacts, apportant une touche de prestige britannique.
Eugenie, cofondatrice de l’ONG Anti Slavery Collective, a vu les dons à son organisation chuter de 1,5 million de livres sterling (environ 1,7 million d’euros) en 2024 à 48 000 livres sterling (environ 55 000 euros) en 2025, suite à la médiatisation de ces liens.
En janvier 2010, Sarah Ferguson a adressé à Epstein un message éloquent : « Vous êtes une légende. Je n’ai vraiment pas de mots pour décrire mon affection, ma gratitude pour votre générosité et votre gentillesse. XX. Je suis à votre service. Épouse-moi. »