Home Économie Seán Dunne persuade le juge américain de suspendre la répartition des actifs de la faillite – The Irish Times

Seán Dunne persuade le juge américain de suspendre la répartition des actifs de la faillite – The Irish Times

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Publié le 2025-10-29 07:01:00. La justice américaine a temporairement bloqué la distribution de plus de 16 millions de dollars d’actifs issus de la faillite de l’ancien magnat de l’immobilier irlandais John Dunne, après que celui-ci a soulevé de nouvelles objections devant un tribunal du Connecticut.

  • La juge Julie Manning a décidé d’attendre l’examen du dossier et la résolution des points soulevés par John Dunne avant d’approuver le rapport final de distribution des fonds.
  • L’ancien promoteur, comparant par liaison vidéo depuis l’Irlande, a contesté le rapport du syndic de faillite, une démarche qualifiée d’exceptionnelle par les avocats de ce dernier.
  • Dunne invoque deux affaires judiciaires en cours en Irlande qui pourraient, selon lui, entraîner le rapatriement des fonds et l’éventuel effondrement de la procédure irlandaise de sa faillite.

La procédure de faillite de John Dunne, qui a débuté en 2013 aux États-Unis, a connu un nouveau rebondissement ce mardi. Alors que le syndic de faillite américain, Richard Coan, aujourd’hui retraité mais dont le dossier était suivi par Steven Mackey, avait préparé un rapport final pour distribuer plus de 16 millions de dollars d’actifs à divers créanciers, John Dunne a une nouvelle fois cherché à retarder l’issue.

Lors d’une audience devant le tribunal des faillites de Bridgeport, dans le Connecticut, M. Dunne, qui s’est représenté lui-même, a demandé à la juge Julie Manning de surseoir à l’approbation du rapport. Il a soutenu que deux procédures judiciaires en cours en Irlande pourraient avoir des conséquences majeures sur la répartition des actifs, voire sur la procédure de faillite elle-même dans son pays d’origine. L’ancien promoteur, qui s’est bâti une fortune durant le boom du « Tigre celtique » avant que son empire ne s’effondre après la crise financière de 2008, a souligné que tous les créanciers impliqués étaient basés en Irlande.

Cette démarche est inhabituelle. Steven Mackey, avocat représentant le syndic, a argué que les contestations antérieures de M. Dunne concernant la nomination de M. Coan et d’autres demandes avaient déjà été rejetées. « Je pense que nous avons battu le cheval à mort », a déclaré M. Mackey lors de l’audience. « Les créanciers attendent depuis 13 ans. Il est temps qu’ils soient payés. » L’avocat du syndic a rappelé que Richard Coan, qui a suivi le dossier depuis son dépôt en 2013, n’avait jamais rencontré une telle contestation en 40 ans de carrière.

Parmi les principaux bénéficiaires de la distribution prévue figureraient la National Asset Loan Management Limited (filiale de l’Agence Nationale de Gestion du Patrimoine), les successeurs de l’Ulster Bank, et la Bank of Scotland. Le rapport incluait également des montants pour Gayle Killilea, ancienne épouse de M. Dunne, et Jennifer Coyle, sa première femme, ainsi que les honoraires du syndic américain et d’autres avocats. Une décision américaine de 2019 avait jugé que M. Dunne avait transféré près de 19,1 millions d’euros (environ 21 millions de dollars au taux de l’époque) à son épouse de l’époque pour se protéger de ses créanciers, une décision qu’il a tenté de contester jusqu’à la Cour Suprême des États-Unis.

Dans ce dossier déjà complexe, John Dunne a mis en avant deux points spécifiques lors de son intervention : le produit de la vente de « Walford », la résidence la plus chère d’Irlande, vendue pour 12,5 millions de dollars. Selon M. Dunne, cette propriété n’était pas la sienne mais appartenait à une fiducie destinée à ses quatre enfants. Le second point concerne sa tentative de renverser la nomination du mandataire officiel en Irlande, qu’il jugeait inappropriée. Ces éléments, selon lui, pourraient justifier un transfert de la procédure ou des fonds vers l’Irlande.

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