Publié le 21 février 2026 à 08:01 HE. L’ancien champion des poids moyens de l’UFC, Sean Strickland, a dénoncé ce qu’il considère comme une structure salariale « prédatrice » de l’organisation avant son combat contre Anthony Hernández, mettant en lumière un débat persistant sur la rémunération des combattants.
- Sean Strickland critique ouvertement le système de rémunération de l’UFC, le qualifiant de « prédateur ».
- Il minimise l’impact de l’augmentation récente des primes de combat, estimant qu’elle ne résout pas les problèmes fondamentaux.
- Strickland craint une perte de talents américains au profit d’athlètes acceptant des salaires plus bas.
À la veille de son affrontement contre Anthony Hernández lors de l’UFC Fight Night à Houston, Sean Strickland n’a pas hésité à exprimer son mécontentement concernant la politique salariale de l’Ultimate Fighting Championship (UFC). Dans une interview accordée à Complex cette semaine, l’ancien champion a jugé le système actuel profondément injuste, le comparant à une pratique prédatrice.
Strickland a relativisé l’annonce récente d’une augmentation des primes de combat, passant de 50 000 $ à 100 000 $ (environ 62 500 €). Il estime que cette mesure ne fait que masquer un problème plus profond : la faible rémunération globale des combattants par rapport aux revenus considérables générés par l’UFC.
« En ce qui concerne l’échelle salariale, lorsque vous la comparez à n’importe quel autre événement sportif, l’UFC est le plus foutu. La rémunération des athlètes par rapport à ce que [l’UFC] réalise, il n’y a aucun argument là-dessus. Ce n’est pas juste. C’est prédateur. »
Sean Strickland, ancien champion des poids moyens de l’UFC
L’athlète a plaidé pour une répartition plus équitable des bénéfices, s’inspirant du modèle de la National Football League (NFL). Il a suggéré que l’UFC devrait allouer un pourcentage significatif de ses revenus à ses combattants, comme le ferait, selon lui, la NFL (il a précisé qu’il s’agissait d’une estimation).
Il est important de noter qu’à l’UFC, il n’existe pas de convention collective. Les combattants négocient leurs contrats individuellement. Un procès antitrust, réglé en 2025, avait soulevé des accusations selon lesquelles l’UFC aurait historiquement limité la rémunération des combattants à 13 % à 20 % de ses revenus.
L’UFC a régulièrement défendu sa politique de rémunération, soulignant la possibilité pour les athlètes de s’engager dans d’autres ligues si elles ne sont pas satisfaites des conditions proposées.
Strickland, connu pour ses prises de position franches, a exprimé sa crainte que le manque de rémunération équitable ne conduise à un exode des talents américains vers des organisations où les conditions financières seraient plus attractives. Il a souligné que l’UFC, en cas de refus d’un combattant, trouverait facilement un remplaçant prêt à accepter un salaire inférieur.
« Vous allez lentement voir le roster américain mourir parce qu’il est, comme, sous-traité par des gens. »
Sean Strickland, ancien champion des poids moyens de l’UFC
Ce débat sur la rémunération des combattants est récurrent dans le monde des arts martiaux mixtes et met en lumière les tensions entre les intérêts économiques de l’UFC et les attentes des athlètes.