Publié le 26 février 2026 18:49:00. Une nouvelle étude du McKinsey Health Institute révèle que des investissements ciblés dans la prévention et l’amélioration de l’accès aux soins pourraient non seulement augmenter l’espérance de vie en bonne santé de près de dix ans d’ici 2050, mais aussi stimuler l’économie mondiale de 12 500 milliards de dollars.
- D’ici 2050, une personne pourrait gagner en moyenne neuf années de vie en bonne santé grâce à un meilleur accès aux interventions de santé éprouvées.
- L’économie mondiale pourrait bénéficier d’un coup de pouce de 12 500 milliards de dollars (11 500 milliards d’euros) si ces interventions étaient largement déployées.
- La collaboration entre différents secteurs, y compris les spas et autres acteurs du bien-être, est essentielle pour atteindre ces objectifs.
L’industrie du bien-être s’intéresse de plus en plus aux avancées en matière de longévité, mais le potentiel de ces découvertes reste largement inexploité. Selon une nouvelle analyse, une approche plus collaborative et axée sur la prévention pourrait transformer radicalement la santé publique et l’économie mondiale.
D’ici 2050, l’espérance de vie moyenne devrait atteindre 78 ans, soit une augmentation de 11 ans par rapport aux 50 années précédentes. Cependant, cette augmentation de la durée de vie ne se traduit pas par une meilleure santé. En 2000, une personne passait en moyenne 8,7 ans de sa vie avec une maladie ; en 2025, ce chiffre est passé à 10,2 ans, et il devrait atteindre 11,4 ans d’ici 2050. Cette tendance inquiétante est exacerbée par le vieillissement de la population et l’augmentation des maladies non transmissibles, telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, le cancer et les troubles de la santé mentale.
Actuellement, la plupart des pays consacrent moins de 2 % de leur budget de santé à la prévention. Les contraintes budgétaires, la fragmentation des systèmes de santé et l’inertie institutionnelle sont autant d’obstacles à un changement de paradigme vers une approche plus préventive. Pourtant, les chercheurs insistent sur le fait que cette trajectoire n’est pas inéluctable.
L’élargissement de l’accès à des interventions de santé rapides, éprouvées et rentables pourrait éviter 33 millions de décès prématurés et plus de 461 millions d’années vécues avec une santé dégradée. L’augmentation annuelle de l’économie mondiale prévue d’ici 2050, si ces interventions sont intensifiées dès maintenant, s’élève à 12 500 milliards de dollars, soit environ 7 % du PIB mondial, avec un retour sur investissement estimé à quatre fois le coût initial.
Pour atteindre ces objectifs, McKinsey Health Institute propose trois axes d’action principaux : aligner les incitations financières pour récompenser les investissements à long terme dans la prévention, impliquer les acteurs publics et privés au-delà du secteur de la santé, et associer les investissements en santé à une meilleure gestion des coûts grâce aux avancées de l’intelligence artificielle et des infrastructures numériques.
L’Organisation mondiale de la santé souligne l’importance de l’activité physique, même dans le cadre de traitements médicamenteux pour l’obésité, comme le GLP-1. La position de l’organisation sur l’utilisation des GLP-1 pour traiter l’obésité a récemment été mise à jour. Un accès abordable à des traitements contre l’hypertension artérielle, par exemple, pourrait éviter des millions de décès prématurés au cours des 25 prochaines années, pour un coût estimé à moins de 5 dollars américains (4,60 euros, 3,95 livres sterling) par personne et par an. Les gouvernements pourraient également encourager l’innovation en matière de santé par le biais de subventions ou d’adaptations réglementaires.
La collaboration intersectorielle est également cruciale. L’intégration des investissements dans la santé à des investissements dans des domaines sociétaux plus larges, tels que les programmes de repas scolaires ou l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, peut conduire à une croissance économique plus forte et plus durable. Les évaluations d’impact sur la santé devraient être intégrées à la planification du développement national pour garantir que les politiques publiques contribuent positivement au bien-être de la population.