Publié le 13 février 2026 08h38. Prendre soin de ses petits-enfants n’est pas seulement une source de joie familiale, mais pourrait également avoir un impact positif sur la santé cognitive des grands-parents, selon une nouvelle étude. Des chercheurs ont découvert que les grands-parents actifs dans la vie de leurs petits-enfants présentent de meilleures performances en matière de mémoire et de langage.
- L’étude de l’Université de Tilburg a analysé les données de près de 2 900 grands-parents.
- Les grands-parents qui s’occupent régulièrement de leurs petits-enfants obtiennent de meilleurs résultats aux tests cognitifs.
- L’effet positif semble lié à l’engagement et au soutien familial, plutôt qu’à la simple fréquence des soins.
Les grands-parents sont devenus des piliers essentiels pour de nombreuses familles, offrant un soutien précieux aux parents qui travaillent ou qui ont besoin d’un peu de répit. On estime qu’environ 20 millions de grands-parents vivent en Allemagne, et leur rôle dans la vie quotidienne de leurs petits-enfants ne cesse de croître. Mais quel est l’impact de cette implication sur leur propre bien-être ? Une récente étude menée par l’Université de Tilburg apporte des éléments de réponse.
L’équipe de recherche, dirigée par Flavia Chereches, s’est penchée sur la question de savoir si l’engagement dans la garde des petits-enfants pouvait influencer les performances mentales des grands-parents. Pour cela, les chercheurs ont analysé les données de 2 887 grands-parents participant à une étude britannique à long terme sur le vieillissement. L’âge moyen des participants était de 67 ans. Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue « Psychology and Aging ».
Entre 2016 et 2022, les participants ont rempli des questionnaires détaillés sur leur situation familiale et leurs activités de garde, et ont passé à trois reprises des tests cognitifs. On leur demandait notamment de préciser la fréquence et la nature de leur implication dans la vie de leurs petits-enfants, allant de simples sorties à l’aide aux devoirs en passant par des nuits passées à les garder.
L’étude a révélé que les grands-parents qui s’occupaient de leurs petits-enfants obtenaient de meilleurs résultats aux tests de mémoire et de langage que ceux qui n’en prenaient pas soin. Ce lien persiste même en tenant compte de facteurs tels que l’âge et l’état de santé général, et reste indépendant de la fréquence et de la nature des soins prodigués.
« Ce qui nous a le plus frappés, c’est que le rôle de grand-parent attentionné semblait plus important pour le développement cognitif que la fréquence des soins ou des activités spécifiques avec les petits-enfants »,
Flavia Chereches, auteure de l’étude
De plus, l’étude a montré que la recherche en particulier, les grands-mères qui s’occupaient régulièrement de leurs petits-enfants ont présenté un déclin plus lent de leurs capacités mentales au cours de l’étude que celles qui n’assumaient aucune tâche de garde.
Selon l’auteure de l’étude, d’autres recherches sont nécessaires pour examiner plus en détail l’influence de l’environnement familial. « La prestation de soins volontaires dans un environnement familial favorable peut avoir des implications différentes pour les grands-parents que la prestation de soins dans un environnement plus stressant où ils ne se sentent pas soutenus ou trouvent les soins involontaires ou fastidieux », souligne-t-elle.