Publié le 2025-10-01 19:36:00. Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions ciblant des individus et une entité iraniens impliqués dans des activités liées au programme nucléaire, réaffirmant leur engagement à empêcher Téhéran d’acquérir l’arme atomique.
- Le Département d’État américain a sanctionné cinq personnes et une entité liées à l’Organisation iranienne pour la recherche et l’innovation dans le domaine de la défense (SPND).
- Ces sanctions font suite à des mesures similaires prises en mai 2025 contre d’autres responsables iraniens impliqués dans des recherches nucléaires à usage militaire potentiel.
- Washington entend ainsi contrer les efforts de l’Iran pour s’approprier des composants et technologies propageant des armes de destruction massive (ADM).
Le Département d’État américain a officialisé aujourd’hui des sanctions visant six cibles liées à l’Organisation iranienne pour la recherche et l’innovation dans le domaine de la défense (SPND). Cette organisation est présentée comme le successeur direct du programme d’armement nucléaire iranien antérieur à 2004. Ces nouvelles mesures font écho à des sanctions déjà imposées par le ministère américain du Trésor en mai 2025, qui concernaient trois responsables iraniens et une entité impliqués dans des recherches à vocation nucléaire et potentiellement militaire.
Ces actions visent à signaler les tentatives persistantes de l’Iran d’acquérir des composants et technologies essentiels à ses activités de prolifération, lesquelles représentent une menace pour la sécurité américaine et régionale. Les actions de Téhéran soulignent, selon Washington, l’importance de réévaluer les sanctions et restrictions existantes, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (1696, 1737, 1747, 1803, 1835 et 1929) adoptées en réponse à un « manque significatif » de respect par l’Iran de ses engagements nucléaires.
Les États-Unis réaffirment leur détermination à empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire, comme l’indique un mémo présidentiel sur la sécurité nationale daté du 4 février. Washington n’hésitera pas à tenir pour responsables des entités non iraniennes qui contribueraient, même indirectement, aux programmes de prolifération de Téhéran, en violation des restrictions onusiennes.
Toutes les cibles désignées par le Département d’État le sont en vertu du décret exécutif (EO) 13382, qui cible les proliférateurs d’armes de destruction massive (ADM) et leurs soutiens. Le département a spécifié que les entités et individus désignés ont participé ou tenté de participer à des activités qui ont contribué matériellement, ou présentent un risque de contribuer matériellement, à la prolifération des ADM ou de leurs vectaux.
- Reza Mozaffarinia, actuel directeur de la SPND, est accusé d’avoir supervisé le développement de technologies sensibles à potentiel nucléaire et l’acquisition d’équipements à double usage. Il avait déjà été sanctionné par le Trésor américain le 23 mai 2013. La SPND elle-même avait été désignée par le Département d’État le 29 août 2014.
- Ali Fulladvand, responsable de la recherche à la SPND, est pointé du doigt pour avoir facilité l’acquisition et le développement de technologies et d’expertises sensibles à double usage, applicables au développement d’armes nucléaires.
- Mohammad Reza Ghadir Zare Zaghalchi, un responsable de longue date de la SPND, dirige le groupe Shahid Fakhar Moghaddam (SFMG), une branche de la SPND spécialisée dans la détection de rayonnements et le comportement des neutrons. Il est accusé d’avoir soutenu l’acquisition d’équipements et de technologies sensibles à double usage pour le développement d’armes nucléaires. Le SFMG avait été sanctionné par le Trésor le 22 mars 2019.
- Andisheh Damavand International Technologies (Damavandtec) est une entreprise iranienne désignée pour avoir facilité les déplacements d’experts nucléaires iraniens en Russie afin d’acquérir des technologies sensibles à double usage, et pour avoir soutenu l’acquisition d’équipements avancés à double usage potentiellement applicables au développement d’armes nucléaires.
- Ali Kalvand, PDG de Damavandtec, est accusé d’avoir tenté d’acquérir, au nom de la SPND, des articles applicables au développement de dispositifs explosifs nucléaires auprès de fournisseurs étrangers.
- Ali Bakouei, affilié à la SPND, directeur du département de physique atomique et moléculaire à l’Université Tarbiat Modares et président de Damavandtec, est également accusé d’avoir tenté de se procurer des articles applicables au développement d’explosifs nucléaires auprès de fournisseurs étrangers, au nom de la SPND.