Publié le 16 février 2026. Une révolution dans la connectivité mobile est en marche : la technologie « Direct vers la cellule » de Starlink permet désormais aux smartphones de se connecter directement aux satellites, offrant une couverture réseau même dans les zones les plus isolées.
- Starlink lance une technologie permettant aux smartphones de communiquer directement avec ses satellites, sans nécessiter d’antennes externes ni de points d’accès Wi-Fi.
- Le service est déjà disponible aux États-Unis, au Canada, au Japon et en Australie, et promet d’améliorer l’accès aux communications dans les régions mal desservies.
- La compatibilité est limitée à certains modèles de smartphones récents, notamment les iPhone 14 et ultérieurs, les Google Pixel 9 et ultérieurs, et les Samsung Galaxy S21 et pliables Z Flip/Fold 3 et ultérieurs.
La connectivité mobile prend une nouvelle dimension avec le déploiement de la technologie « Direct vers la cellule » développée par Starlink, la filiale de SpaceX d’Elon Musk. Cette innovation majeure permet aux smartphones de se connecter directement à un réseau de satellites en orbite basse, contournant ainsi le besoin d’infrastructures terrestres traditionnelles telles que les antennes relais ou les réseaux Wi-Fi.
Le système transforme les satellites Starlink en véritables tours mobiles flottantes, capables de détecter la couverture réseau d’un téléphone et de fournir des services essentiels – envoi de SMS et géolocalisation – lorsque l’accès aux réseaux terrestres est impossible. À terme, la plateforme étendra ses capacités pour inclure les appels vocaux et la transmission de données, ouvrant ainsi un large éventail de possibilités, tant dans la vie quotidienne que dans les situations d’urgence.
La disponibilité du service varie en fonction des pays et des accords conclus avec les opérateurs de téléphonie mobile. Aux États-Unis, par exemple, il est intégré aux forfaits supérieurs de T-Mobile et fera l’objet d’un coût mensuel spécifique prochainement. Au Canada, une version bêta gratuite est proposée via l’opérateur Rogers. Au Japon et en Australie, les partenariats avec SoftBank et Telstra se concentrent pour l’instant sur l’envoi de SMS dans les zones rurales ou difficiles d’accès.
Cependant, tous les appareils ne sont pas encore compatibles avec cette nouvelle technologie. Pour bénéficier de la connexion satellite, le smartphone doit être équipé d’un matériel spécifique prenant en charge les normes de réseaux non terrestres (NTN) les plus récentes, notamment le 3GPP Release 17+. Parmi les modèles validés figurent :
- iPhone 14 et versions ultérieures avec iOS 18 ou une version ultérieure.
- Google Pixel 9 et versions ultérieures, avec Android 15 ou supérieur.
- Samsung Galaxy S21 et versions ultérieures, ainsi que les modèles pliables Z Flip/Fold 3 et versions ultérieures, avec One UI 6.1 ou une version ultérieure.
- D’autres modèles récents de marques telles que Motorola, Honor, Vivo, Oppo, Redmi et Xiaomi.
L’activation de la fonction varie selon le système d’exploitation et la marque de l’appareil :
Sur iPhone (iOS 18 et versions ultérieures) :
- Accédez à Paramètres > Satellite et sélectionnez la fonction.
- Vous pouvez également accéder à Paramètres > Applications > Messages et rechercher les options satellite.
- Depuis le centre de contrôle, appuyez sur l’icône de données mobiles et choisissez Satellite.
- Pour vous entraîner, accédez à l’option de démonstration dans Paramètres > Applications > Messages > Démo.
Sur Android (Android 15 et appareils pris en charge) :
- Accédez à Paramètres > Connexions > Réseaux mobiles > Connectivité satellite.
- Allez dans Paramètres > Réseau et Internet > Communication d’urgence > Satellite.
- Appuyez et maintenez enfoncé le bouton d’alimentation et sélectionnez Communication par satellite dans le menu d’urgence.
Si votre opérateur a conclu un accord avec SpaceX, la connexion au satellite se fait automatiquement et ne nécessite pas l’installation d’applications supplémentaires.
Selon l’Union internationale des télécommunications, cette technologie a le potentiel de réduire considérablement la fracture numérique à l’échelle mondiale, en facilitant l’accès aux communications de base pour des millions de personnes, en particulier dans les régions isolées ou en cas de catastrophe naturelle.