Home Divertissement Suckerfish by Ashani Lewis review – the ordeals of having a difficult mother | Books

Suckerfish by Ashani Lewis review – the ordeals of having a difficult mother | Books

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Une relation mère-fille tumultueuse, marquée par des tentatives de suicide et des comportements destructeurs, est au cœur d’une nouvelle œuvre littéraire qui explore les séquelles profondes d’une enfance difficile. Le récit, poignant et parfois déconcertant, interroge la complexité des liens familiaux et les ravages du narcissisme parental.

Kolia, une jeune femme d’une vingtaine d’années qui donne des cours particuliers à Londres tout en aspirant à intégrer une école d’art, se souvient d’une enfance marquée par l’instabilité émotionnelle de sa mère, Lalita, une avocate spécialisée dans les droits de l’homme. Selon le témoignage rapporté, Lalita, confrontée à une possible radiation de l’ordre des avocats, cherchait désespérément l’attention de sa fille. Lorsque cette attention lui était refusée, elle avait recours à des gestes désespérés : se jetant dans la rivière, s’allongeant sur la route, ou ingérant des produits de nettoyage. « Elle me dit que c’est de ma faute, » confie Kolia. « Elle l’a fait uniquement parce que je ne lui parlais pas. »

Kolia a quitté le foyer familial il y a longtemps, évoquant des scènes de violence domestique : « il y avait souvent des assiettes brisées… des vêtements découpés ou des poignets attrapés ou tirés ». Ses deux jeunes demi-frères, issus d’une seconde union de Lalita, restent cependant vulnérables face à l’éducation chaotique de leur mère, jugée inappropriée, voire abusive. Un incident particulièrement troublant est rapporté : alors que Kolia, adolescente, se plaignait de la taille de sa poitrine, sa mère lui aurait montré une photographie d’une femme à qui les seins avaient été mutilés par des soldats.

L’ambivalence de Lalita, décrite comme à la fois charmante et « hypnotique », dotée d’une âme « sauvage et étincelante » et d’une grande « passion », a suscité chez le lecteur – et chez l’auteur – le soupçon d’une possible maladie mentale, voire d’un trouble bipolaire. Cependant, le récit reste évasif sur ce point, se contentant d’une brève allusion à un « type de parentalité bipolaire » sans préciser si cette interprétation est intentionnelle.

L’œuvre est également marquée par de nombreux retours en arrière, qui, bien que pertinents, peuvent parfois submerger le lecteur. L’auteure souligne la difficulté de démêler le vrai du faux, notamment lorsqu’il s’agit des accusations portées par Lalita contre ses enfants. « Kolia n’est honnêtement pas sûre à qui croire : sa mère adulte déroutante ou ses deux enfants », est-il écrit, une observation qui semble paradoxale pour une jeune femme ayant fui le foyer familial à l’adolescence.

Au-delà des détails spécifiques de cette histoire familiale, le récit apparaît comme une réflexion profonde sur l’anéantissement de soi, sur les blessures infligées par des parents narcissiques ou souffrant de troubles mentaux. Loin d’être une « lettre d’amour » à l’enfance et à l’innocence, comme le suggère la couverture du livre, il s’agit plutôt d’un cri de rage, de fureur et d’impuissance. Un sentiment que l’auteure partage, évoquant des échos douloureux de sa propre relation avec sa mère.

À un moment donné, Kolia, errant dans sa maison d’enfance, se sent réduite à « quelque chose d’en colère et de petit, essayant de comprendre les actions de sa mère ».

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