Publié le 7 février 2026 à 8h31. Le suicide d’une directrice d’école du Cantal, harcelée en raison de son homosexualité, révèle de graves défaillances institutionnelles, selon un rapport publié ce vendredi. Sa famille réclame désormais que les responsables soient identifiés et que l’enquête soit relancée pour retrouver l’auteur des menaces.
- L’Éducation nationale reconnaît une « défaillance institutionnelle » dans l’affaire.
- Le rapport souligne un manque de soutien de l’institution envers l’enseignante face aux conflits avec certains parents.
- La famille de la victime souhaite obtenir justice et que le harceleur soit identifié.
Caroline Grandjean, directrice de l’école de Moussages dans le Cantal, a mis fin à ses jours le 1er septembre dernier. Cette tragédie a mis en lumière un harcèlement intense dont elle était victime depuis décembre 2023. L’enseignante avait reçu des menaces de mort et des insultes à caractère homophobe, mais l’auteur de ces actes n’a jamais été interpellé.
L’enquête administrative menée par l’Éducation nationale a conclu à une « défaillance institutionnelle ». Le rapport, publié ce vendredi, met en avant le sentiment de l’enseignante de ne pas avoir bénéficié d’un soutien total de l’institution face aux tensions avec certains parents. Il est également précisé que des décisions administratives ont été perçues comme des injustices, notamment le refus d’attribuer une bonification de points liée à sa reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH) pour sa mobilité.
Si l’Éducation nationale a acté cette reconnaissance et prévoit des réparations financières, la famille de Caroline Grandjean exprime son regret que les responsables ne soient pas nommément désignés. Par la voix de son avocat, elle souhaite « reprendre l’enquête » afin que l’auteur des menaces soit traduit en justice. Une nouvelle plainte devrait être déposée, ouvrant la voie à une information judiciaire menée par un juge d’instruction.