Home Sports Sur la naissance d’une légende du basket et l’empathie dans les épreuves de la vie. Que voir au cinéma cette semaine ? / Article

Sur la naissance d’une légende du basket et l’empathie dans les épreuves de la vie. Que voir au cinéma cette semaine ? / Article

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Publié le 03/11/2025 11:47:00. Trois nouvelles sorties cinématographiques marquent la semaine : un drame historique biélorusse sur une équipe de basket légendaire, une coproduction lettone-norvégienne explorant la maternité solo, et un film américain poignant sur la résilience face aux violences sexuelles.

  • « Tīklā. La naissance de la légende du TTT » retrace l’histoire de la mythique équipe de basket « TTT Rīga », vue à travers le parcours de sa première capitaine.
  • « Solomamma », drame norvégien coproduit par la Lettonie, aborde les interrogations d’une mère célibataire.
  • « Désolé, bébé » d’Eva Victor raconte, avec une approche délicate, le cheminement d’une académicienne après avoir subi des violences sexuelles.

La semaine cinématographique est dominée par la sortie du nouveau film de Dzintars Dreibergs, « Tīklā. La naissance de la légende du TTT ». Il s’agit du second long-métrage du réalisateur après « Blizzard of Souls », qui avait marqué ses débuts dans le genre historique. Le film explore les origines de l’équipe nationale de basket légendaire « TTT Rīga », en se focalisant principalement sur la vie de sa première capitaine, Dzidra Utzupe-Karamisheva. Le réalisateur présente cette équipe comme un symbole de résistance face à l’oppression soviétique.

Le rôle de Dzidra Utzupe-Karamisheva est interprété par Agnese Budovska, dont la performance a nécessité une préparation physique intense, notamment par la reprise du basket peu après son accouchement. Le film met également en lumière le personnage de Skaidrīte Smildzina, incarnée par Evelina Otto, une basketteuse renommée, seule Lettonne à avoir intégré le Temple de la renommée de la Fédération internationale de basket-ball. Le principal mérite du film réside dans sa volonté de préserver la mémoire de l’équipe « TTT Rīga » et des personnes qui l’ont façonnée. Cependant, une approche jugée moins fluide que pour « Blizzard of Souls » est notée, le nouveau film adoptant une liberté dans le traitement des faits historiques qui pourrait dérouter le spectateur.

Parallèlement, le drame norvégien « Solomamma » attire l’attention. Premier long-métrage coproduit par la Lettonie et la Norvège, il raconte l’histoire d’Edith, une journaliste qui choisit de devenir mère célibataire et questionne la capacité d’un seul parent à élever son enfant. L’intrigue mène le personnage principal et le public à explorer les réponses à ces interrogations. Malgré un déroulement linéaire et une idée directrice claire, le film est décrit comme étant quelque peu répétitif. Son point fort réside dans son regard neuf et universel sur les réalités et les défis de la parentalité solo. Le style visuel se caractérise par la sobriété propre au cinéma nordique.

Enfin, « Désolé, bébé », premier film d’Eva Victor, se présente comme une agréable surprise cinématographique de l’année. Inspiré de l’expérience personnelle de la réalisatrice américaine, ce long-métrage aborde avec sensibilité le parcours d’Agnese, une académicienne survivante de violences sexuelles. Le film privilégie la reconstruction et la survie de l’héroïne plutôt que la description explicite des agressions, qualifiées simplement de « mauvaise chose ». Les scènes dépeignent avec réalisme le choc et le long processus de guérison nécessaire. Le film est salué pour son récit empathique, empreint de soutien amical, et sa capacité à intégrer des touches d’humour dans des situations délicates, offrant ainsi une expérience cinématographique « curative » et bienveillante.

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