L’OMI réaffirme l’obligation de protéger le milieu marin face au rejet des eaux de Fukushima
Londres, Royaume-Uni – L’Organisation maritime internationale (OMI) a rappelé l’impératif pour toutes les parties prenantes de préserver l’environnement marin face au rejet des eaux contaminées de la centrale nucléaire de Fukushima. Cette déclaration a été faite lors de la 47ème Conférence des Parties à la Convention de Londres, tenue au siège de l’OMI à Londres.
Un appel à la transparence et à la surveillance internationale
Lors de l’assemblée générale qui s’est déroulée du 27 au 31 du mois dernier, le ministère des Océans et de la Pêche a martelé la nécessité d’une divulgation exhaustive et d’une surveillance rigoureuse des informations relatives aux rejets des eaux de Fukushima. L’instance a également demandé à la communauté internationale de continuer à vérifier le respect des normes de protection environnementale marine. La Convention de Londres, complétée par son 20ème Protocole, constitue une plateforme essentielle pour l’examen et la discussion du traitement des déchets par les pays membres et leur conformité aux accords internationaux.
Une nouvelle nomination pour renforcer la conformité
À l’issue de cette réunion, le professeur Choi Ji-hyeon, de la faculté de droit de l’Université nationale de Jeju, a été élu membre du groupe de conformité du Protocole de Londres. Le mandat du professeur Choi s’étendra jusqu’en 2028 et comprendra l’évaluation de la conformité des parties concernant les déversements de déchets marins.
À retenir
* Toutes les parties sont tenues de protéger l’environnement marin face au rejet des eaux contaminées de Fukushima.
* La transparence dans la divulgation des informations et une surveillance internationale continue sont exigées.
* La Convention de Londres est le cadre de discussion et de vérification du traitement des déchets marins.
Contexte
La Convention de Londres, officiellement la Convention sur la prévention de la pollution marine par le rejet des déchets en mer, vise à interdire le rejet en mer de certains déchets. Son Protocole de 1996 renforce ces dispositions. La problématique des rejets d’eau de la centrale nucléaire de Fukushima, traitée et diluée, a suscité des préoccupations internationales quant à son impact sur le milieu marin.
Ce qui change
La nomination du professeur Choi Ji-hyeon au groupe de conformité du Protocole de Londres témoigne d’une volonté de renforcer la vigilance et l’application des règles internationales en matière de protection de l’environnement marin. Ses travaux d’évaluation auront un impact direct sur le suivi des pratiques des pays membres jusqu’en 2028.
Prochaines étapes
La communauté internationale attendra les rapports d’évaluation du groupe de conformité concernant le respect des normes environnementales relatives aux rejets en mer. La surveillance continue des pratiques des États membres et la transparence des données seront des éléments clés à observer dans les mois et années à venir.