Publié le 2025-10-21 17h30. Les tensions ont marqué la réunion de coalition ce mardi, où les partis ont tenté de surmonter les divergences concernant la loi sur les retraites des magistrats, invalidée par la Cour Constitutionnelle. Un consensus a toutefois été trouvé sur la date des élections municipales à Bucarest.
- La loi sur les retraites des magistrats, retoquée par la Cour Constitutionnelle, reste un point de friction majeur entre les partenaires de la coalition.
- La date des élections municipales à Bucarest a été fixée au 7 décembre, mettant fin à des discussions divergentes.
- La question de la possible démission du Premier ministre Ilie Bolojan a été abordée, mais le Premier ministre a réaffirmé son intention de rester en poste.
La coalition gouvernementale s’est réunie ce mardi après-midi pour sa première session de travail consécutive à la décision de la Cour Constitutionnelle de déclarer inconstitutionnelle la loi sur les pensions des magistrats. La rencontre, qui a duré près de trois heures, a été marquée par des échanges tendus, notamment autour de la réforme des retraites, mais a permis de fixer la date des prochaines élections à la mairie de la capitale.
Concernant la loi sur les retraites des magistrats, la proposition du leader du PSD, Sorin Grindeanu, de créer un groupe de travail dédié à l’élaboration d’un nouveau texte a été rejetée par le Premier ministre Ilie Bolojan. Ce dernier a estimé qu’une telle démarche ne ferait que retarder l’adoption d’une nouvelle loi et a indiqué qu’il souhaitait s’occuper personnellement de cette réforme. Cette divergence a conduit les représentants du PSD à quitter la réunion, alors que celle-ci se poursuivait avec les autres membres de la coalition.
Malgré ces dissensions, un accord a été trouvé sur la date des élections municipales à Bucarest, qui se tiendront le 7 décembre prochain. Ce point de consensus intervient alors que le PSD avait initialement proposé le 30 novembre, illustrant les différentes visions au sein de la coalition sur ce sujet.
La question de la légitimité du gouvernement suite à la décision de la Cour Constitutionnelle a également été soulevée. Si l’Alliance pour l’Unité des Roumains (AUR) a appelé à la démission du Premier ministre Ilie Bolojan, d’autres figures politiques ont exprimé leur soutien. Le président du PSD, Sorin Grindeanu, a ainsi affirmé qu’Ilie Bolojan n’était pas contraint de démissionner. Le président de la République, Nicușor Dan, et le président du Sénat, Mircea Abrudean, ont également défendu le maintien du Premier ministre. La ministre de l’Environnement, Diana Buzoianu (USR), et le leader de l’USR, Dominic Fritz, ont quant à eux souligné la détermination du gouvernement à poursuivre la suppression des privilèges liés aux pensions spéciales.
Pour sa part, le président de l’UDMR, Kelemen Hunor, a suggéré de relancer la procédure législative concernant la réforme des retraites des magistrats et a envisagé la tenue d’un référendum sur l’âge de la retraite.
La discussion sur les retraites des magistrats intervient après que la Cour Constitutionnelle a invalidé le texte, un revers pour le gouvernement qui avait engagé sa responsabilité devant le Parlement sur l’ensemble des mesures. Le Premier ministre Ilie Bolojan avait lui-même reconnu en septembre dernier qu’un échec de cette loi rendrait « difficile de supposer que le gouvernement a encore la légitimité pour proposer des mesures similaires dans d’autres domaines ». Il a toutefois nuancé sa position par la suite, déclarant avoir l’intention de rester en poste quelles que soient les décisions de la Cour Constitutionnelle.