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The Days of Silent Cinema 2025: Pordenone Post No 2

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Publié le 2025-10-06 07:18:00. La 43e édition des Giornate del Cinema Muto à Pordenone s’est déroulée sous un ciel pluvieux, offrant au public une immersion dans le mélodrame historique et l’animation japonaise. Les festivaliers ont pu redécouvrir des classiques du cinéma muet et des pépites d’animation, accompagnés de performances musicales remarquables.

  • Le roman « East Lynne » d’Ellen Wood a été adapté en un film britannique de 1913, salué pour son adaptation fidèle et son attention aux costumes, malgré l’absence de certaines scènes clés.
  • Une sélection de courts métrages d’animation japonaise, réalisés entre 1932 et 1938, a charmé le public par son inventivité visuelle et ses accompagnements musicaux délicats.
  • Un programme dédié à Charlie Chaplin a offert un aperçu de ses débuts, de ses films maison et de moments inédits en coulisses, ravivant la « Chaplinmania ».

La journée a débuté sous un ciel menaçant, synchronisé avec la projection du drame « East Lynne ». Cette adaptation du célèbre roman d’Ellen Wood, réalisée par Alexander Butler en 1913, a marqué les esprits par sa fidélité à l’intrigue foisonnante de l’œuvre originale, bien que certains détails, comme la scène emblématique de Levison dans l’étang, aient été omis. Blanche Forsythe a livré une interprétation intense de Lady Isabel, tandis que Fred Paul campait un noble Lord Carlyle avec retenue et Fred Morgan un Levison subtilement ambigu. Le film, tourné en extérieur, notamment sur la côte, a bénéficié d’une restauration minutieuse. La projection était dédiée à la mémoire de David Mayer, sous la direction musicale de Phil Carli.

Plus tôt dans la matinée, une courte incursion dans le cinéma italien avec « Nuit orageuse » (1917) d’Italia Almirante Manzini, magnifiquement accompagné par Meg Morley, a précédé la projection principale. Cette escapade cinématographique fut une parenthèse bienvenue avant de se plonger dans le melodrama d’ « East Lynne ».

L’après-midi a été consacré à une collection de courts métrages d’animation japonaise, produits entre 1932 et 1938. Ces œuvres, souvent adorables et surréalistes, ont été sublimement accompagnées par Yoko Reikano Kimura au koto et Hikaru Tamaki au violoncelle. Les animations, mêlant couleurs vives, fantaisie, séquences animalières et parfois une touche d’obscurité, ont captivé l’audience. La présentation, intitulée « Kamifirim » (qui se traduit par « films de papier »), a mis en lumière l’inventivité de cette période. Pour en savoir plus sur ces œuvres, une ressource est disponible en ligne.

La programmation s’est poursuivie avec un autre épisode des aventures de Koko le clown, dans le style des studios Fleischer, introduisant un frère pour le célèbre clown et un chaton roux. Un avertissement cependant : les chats semblent particulièrement malmenés dans certains films, notamment dans le cinéma pour enfants ukrainien, où les conflits armés semblent même affecter nos compagnons félins. Le film ukrainien « Sam Sobi Robinzon » (1929) de Lazar Frenkel, narrant le rêve d’un jeune garçon fan de « Robinson Crusoé » lorsqu’il devrait être à l’école, a été souligné pour son personnage principal, évoquant un jeune cow-boy, dont l’allure a rappelé l’acteur Jackie Coogan. Bien que légère, cette œuvre fut appréciée grâce à la musique de Daan Van Den Hurk.

La soirée a culminé avec « La Mort fatiguée » (1921) de Fritz Lang, une épopée traversant les siècles et les royaumes spectraux. Cependant, l’après-midi avait déjà proposé une expérience tout aussi monumentale avec un programme consacré à l’univers de Charlie Chaplin. Pordenone, fidèle à sa réputation, a organisé une immersion complète dans la « Chaplinmania », offrant une dose d’émotion et de nostalgie.

Stephen Horne a brillamment accompagné deux heures de trésors cinématographiques, alternant entre comédies inspirées par Chaplin et le maître lui-même. Un documentaire de 1982, tourné en 1917 et 1918, a dévoilé les coulisses du nouveau studio de Chaplin, révélant notamment le coffre où était conservée la tenue du clochard. Un autre segment, « Visite du studio Chaplin avec Roland Totheroh » (1952), a montré l’actrice Kathryn Reed manipulant le même coffre, après que Chaplin eut été banni des États-Unis. Les éléments emblématiques de la garde-robe – chaussures, chapeau et costume – reposaient dans un studio autrement vide, évoquant la grandeur passée.

De nombreuses séquences en coulisses ont été révélées, montrant des personnalités comme Winston Churchill, Harry Lauder et Max Linder visiter le studio. Des tours de caméra amateurs ont été réalisés par Sir Albert et Lady Naylor-Leland. La séance s’est achevée par des films personnels en couleur de Chaplin, le montrant revisiter ses quartiers londoniens en 1959, puis rendre visite aux Mountbatten en 1966, symbolisant sa trajectoire. En 1922, Chaplin, Jackie Coogan, Lord et Lady Mountbatten avaient tourné une courte parodie de film policier intitulée « Bien et sympathique », un cadeau de mariage pour le couple, dont le caractère humoristique et étrange fut souligné.

Intertitres de la journée

« Donnez-moi des friandises ou gare à vous ! » aurait pu s’écrier l’un des films japonais ou moi-même en découvrant les brioches véganes proposées dans les bars du festival.

« La fin. Ça suffit. » – C’est ainsi que se conclut « Bien et sympathique ». Difficile de contester cette évidence.

  • Trois cafés par jour : une habitude à maintenir, semble-t-il.
  • Compte de pas : mieux que prévu, mais encore perfectible.
  • Sine Nomine : Pouvez-vous aider à identifier un film muet non identifié ?
  • Plus d’informations sur le festival et sa programmation sont disponibles sur le site officiel des Giornate.
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