Home Divertissement The Streets review – semi-theatrical staging of A Grand Don’t Come for Free resurrects a British classic | The Streets

The Streets review – semi-theatrical staging of A Grand Don’t Come for Free resurrects a British classic | The Streets

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Le rappeur britannique Mike Skinner, alias The Streets, a transporté un public en délire à Édimbourg le temps d’une soirée, en revisitant intégralement son album culte « A Grand Don’t Come for Free », sorti en 2004. Une performance semi-théâtrale et immersive qui a prouvé la pérennité de cet album devenu un classique.

Sur une scène noyée dans la fumée, un abribus s’est matérialisé, et Mike Skinner en est sorti, une pinte à la main et un micro à l’autre. Il a entamé le morceau d’ouverture avec ces mots : « Il était censé être si facile… » (« It was supposed to be so easy… »), replongeant instantanément l’assistance dans l’atmosphère de 2004.

L’album « A Grand Don’t Come for Free » est né d’une idée pour le moins inhabituelle : raconter l’histoire de quelqu’un qui perd 1 000 livres sterling (environ 1 170 euros) derrière un téléviseur. Skinner lui-même reconnaissait dans ses mémoires qu’il n’aurait certainement pas choisi ce thème s’il avait cherché à séduire un large public. Pourtant, l’album a rencontré un succès retentissant et continue de toucher plusieurs générations, comme en témoigne l’enthousiasme du public du Corn Exchange.

C’est la première fois que l’album est interprété dans son intégralité sur scène. Les performances d’albums complets peuvent parfois être inégales, mais la nature picaresque de l’œuvre se prête particulièrement bien à une relecture scénique. Un impressionnant groupe de musiciens a su reproduire avec fidélité l’univers sonore coloré de l’album.

La mise en scène, à mi-chemin entre le concert et le spectacle théâtral, a contribué à l’immersion. Vêtu de la tête aux pieds de Stone Island, Skinner est resté dans son rôle tout au long des 11 titres. Il n’a pas adressé la parole au public, adoptant une attitude impassible. Entre les couplets, assis dans l’abribus tandis que les choristes interprétaient les refrains puissants, il affichait la torpeur zen d’un joueur de snooker attendant son tour.

Les choristes ont joué un rôle essentiel dans le spectacle. Roo Savill, en particulier, s’est distinguée dans le rôle de Simone, la petite amie de l’histoire de l’album, oscillant entre flirt dans « Could Well Be In » et confrontation dans « Get Out of My House ».

Après une courte pause, Skinner a interprété une sélection d’autres titres de son répertoire. Il a alors brisé le personnage, interagissant avec le public et les téléphones portables. Après l’intensité de la première partie, il semblait ravi de faire preuve d’un peu de légèreté. Cette approche a fonctionné pour « Don’t Mug Yourself », mais « Never Went to Church », une chanson poignante sur la perte de son père, a semblé amoindrie par son attitude plus détendue.

Si la seconde partie du concert a pu paraître un peu superflue, c’est peut-être parce que la première moitié avait été particulièrement forte. Le spectacle s’est achevé avec Skinner faisant du crowd surfing sur « Take Me As I Am », avant de boucler la boucle avec une phrase de conclusion appropriée : « Il était s’pose à être so eeeeeasy… » (« It was s’posed to be so eeeeeasy… »). Une manière de suggérer qu’il avait rendu l’ensemble remarquablement simple.

The Streets se produira au Barrowland Ballroom de Glasgow le 19 février, avant une tournée au Royaume-Uni et en Europe à partir du 6 juin.

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