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Toussaint To Move: Free review – a joyful celebration of reggae culture | Dance

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« Free » : quand la danse reggae invite à s’abandonner

À Sadler’s Wells East, « Free » propose une expérience immersive où la scène et le public ne font qu’un, célébrant la liberté et la joie défiance de la culture reggae. La pièce, à l’affiche jusqu’au 8 novembre, promet une heure de « skanking » décontracté, un appel à la danse et à la connexion. Une tournée est également prévue à Bradford le 21 novembre.

Pour les amateurs de reggae et ceux en quête d’un moment de pure détente, « Free » s’inscrit dans la lignée des spectacles qui brouillent subtilement les frontières entre la danse que l’on pratique et celle que l’on observe. Un pari audacieux qui consiste à faire tomber le quatrième mur pour fusionner ces deux dimensions. Il ne s’agit pas seulement de donner au public la permission de danser, sans arrière-pensée, mais de l’inciter à ressentir ce que les interprètes expriment : la liberté porteuse d’espoir et la joie revendicatrice de la culture reggae.

Sur scène, cinq danseurs principaux sont accompagnés par un chœur diversifié, composé d’étudiants et de personnes plus âgées, ajoutant une dimension inclusive à la représentation. Cette configuration, riche en diversité, souligne l’idée que chacun est le bienvenu. Si la pièce encourage le mouvement général, rappelant qu’il existe des places assises pour ceux qui en ont besoin, elle crée aussi, paradoxalement, une sorte de rideau entre les spectateurs et les artistes principaux. Malgré cela, l’ambiance générale reste positive.

Le chorégraphe Akeim Toussaint Buck ne se contente pas de signer la chorégraphie ; il est également le compositeur et interprète de la bande sonore, un mélange savamment dosé de dub, de reggae et de jazz, interprété avec son groupe, the Magnificence. Les basses grondent dans les haut-parleurs, poussées jusqu’à la distorsion, comme une balle aux contours flous qui vous frappe en pleine poitrine. C’est le battement lent du rythme, le « two and the four », qui porte le spectacle. On le ressent comme un dialogue intérieur dans notre propre danse, un pas sur le « one », puis l’onde sonore qui nous saisit sur le « two ». Les danseurs amplifient ce ressenti, le reverb vibrant à travers eux. Ils s’harmonisent dans des routines nonchalantes, se perdent parfois dans leurs propres univers, leurs mouvements fluides et ancrés, leurs âmes se nourrissant des sons.

L’atmosphère générale oscille entre chaleur, camaraderie et sourires, avec une légère tendance à la répétition. Puis, un danseur porte ses mains à son visage et à sa poitrine, sa voix s’élevant pour appeler à la liberté pour le monde et pour la Palestine. Ce moment prend une résonance particulière dans le contexte actuel, marqué par des manifestations concernant le parrainage de Sadler’s Wells par Barclays, une institution financière impliquée auprès d’entreprises de défense fournissant Israël. Les autres danseurs l’entourent, l’absorbant de nouveau dans la chorégraphie. C’est une touche d’aspérité intéressante, bien que la fête reprenne rapidement ses droits. « Free » est un rassemblement agréable, mais recèle potentiellement une matière théâtrale plus profonde. La pièce se joue à Sadler’s Wells East, à Londres, jusqu’au 8 novembre, avant de se produire au Bradford Arts Centre le 21 novembre.

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