Home Accueil Toutes les affirmations du DHS de Trump se sont effondrées

Toutes les affirmations du DHS de Trump se sont effondrées

0 comments 89 views

Le départ annoncé de Tricia McLaughlin, porte-parole du Département de la Sécurité intérieure (DHS), intervient alors que l’administration américaine est confrontée à une perte de confiance du public concernant sa politique d’expulsions, marquée par des accusations de communication trompeuse et de manipulation des faits.

Plusieurs incidents très médiatisés ont mis en lumière des divergences flagrantes entre les déclarations officielles du DHS et les preuves disponibles, suscitant des doutes quant à l’honnêteté du gouvernement. Un sondage récent de l’Université Quinnipiac, réalisé début ce mois-ci, révèle que 61 % des électeurs inscrits ne croient pas que l’administration ait fourni un « récit honnête » de la fusillade de Minneapolis fin janvier, contre seulement 25 % qui la soutiennent. Même parmi les Républicains, 40 % s’abstiennent de soutenir la version officielle.

L’affaire de la fusillade mortelle de Pretti à Minneapolis illustre parfaitement ce problème. McLaughlin avait initialement affirmé que Pretti avait tenté de « massacrer les forces de l’ordre », une déclaration reprise par la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui a évoqué un acte de « terrorisme intérieur ». Cependant, les vidéos de l’incident contredisent ces affirmations, montrant que Pretti n’a pas dégainé son arme et a été désarmé avant d’être abattu. Le gouvernement a depuis retiré ses accusations.

D’autres cas similaires ont été recensés. Dans l’affaire Good, McLaughlin avait déclaré que la victime avait « utilisé son véhicule comme une arme pour tenter de tuer ou de causer des blessures corporelles à des agents chargés de l’application des lois fédérales ». Or, les preuves vidéo montrent que Good se détournait de l’agent lorsqu’elle a été abattue, et que l’agent a continué à tirer sur elle même après qu’elle ait été hors de portée immédiate. Le président Trump avait quant à lui affirmé que Good avait « volontairement et brutalement écrasé » l’agent, une affirmation également démentie par les faits.

Les contradictions ne se sont pas arrêtées là. Après qu’un agent de la patrouille frontalière ait tiré à plusieurs reprises sur Marimar Martínez à Chicago, le DHS avait initialement affirmé que les agents avaient été « pris en embuscade par des terroristes nationaux » et que la fusillade était « défensive ». Des preuves vidéo ultérieures ont cependant révélé que c’était le véhicule de Martínez qui avait été touché, et l’affaire contre elle a été abandonnée en raison de multiples irrégularités.

Dans une autre affaire, le DHS a accusé Ramón Morales Reyes, un résident de Milwaukee, d’avoir menacé d’assassiner le président Trump. Un autre homme a ensuite avoué avoir écrit la lettre en question, révélant qu’il s’agissait d’une ruse. Malgré cela, la déclaration initiale du DHS reste en ligne, sans mentionner la rétractation.

L’accumulation de ces controverses a conduit à une érosion de la crédibilité du DHS. McLaughlin avait commencé à planifier son départ en décembre, mais est restée en poste après la fusillade de Minneapolis. Son départ est perçu comme un signe de volonté de l’administration de revoir sa stratégie de communication et de rétablir la confiance du public.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.