Publié le 20 février 2026. Le procureur général du Texas a engagé des poursuites judiciaires contre le fabricant de routeurs TP-Link, l’accusant de tromper les consommateurs sur ses liens avec la Chine et de potentiellement faciliter l’accès aux données par des acteurs chinois.
- Le procureur général du Texas, Ken Paxton, accuse TP-Link de dissimuler ses liens étroits avec la Chine.
- L’entreprise est accusée d’ouvrir potentiellement la voie à des cybercriminels et aux services de renseignement chinois.
- Cette action s’inscrit dans un contexte plus large de tensions commerciales et sécuritaires entre les États-Unis et la Chine.
Ken Paxton, procureur général du Texas, a intenté un procès contre TP-Link cette semaine, alléguant que l’entreprise a induit les consommateurs en erreur concernant l’origine de ses produits et ses liens avec la Chine. Selon l’accusation, malgré des efforts pour se présenter comme une entreprise internationale, TP-Link continue de dépendre massivement de sa chaîne d’approvisionnement chinoise.
TP-Link, fondée en Chine, a tenté ces dernières années de modifier son image. En 2018, elle a ouvert une usine de production au Vietnam et, en 2024, a établi son siège mondial aux États-Unis sous le nom de TP-Link Systems. Cependant, le procès affirme que ces mesures ne suffisent pas à masquer les liens profonds de l’entreprise avec la Chine. Les produits sont commercialisés comme étant « Made in Vietnam », mais presque tous les composants proviennent encore de Chine, selon les allégations.
Le procès soutient que TP-Link continue d’« exploiter sa chaîne d’approvisionnement en profondeur en Chine, avec le soutien chinois et via les exportations chinoises ». L’assemblage final au Vietnam n’éliminerait pas, selon l’accusation, les risques liés à ces liens.
Cette affaire intervient alors que le gouvernement américain examine de près les activités de TP-Link. La Federal Trade Commission (FTC) a ouvert une enquête, et l’État du Texas avait déjà lancé ses propres investigations en octobre dernier. Le Texas accuse également TP-Link de violations des lois sur la protection des consommateurs, notamment en affirmant que ses produits étaient « sûrs » malgré des failles de sécurité connues, et en trompant les clients sur l’affiliation réelle de l’entreprise.
Parallèlement à cette action contre TP-Link, Ken Paxton a également poursuivi Anzu Robotics, une entreprise texane de drones, pour avoir vendu des appareils de la marque DJI, un fabricant chinois de drones qui s’est vu interdire par la Federal Communications Commission (FCC) d’importer de nouveaux drones aux États-Unis. The Verge rapporte que ces poursuites s’inscrivent dans une stratégie plus large du Texas visant les entreprises ayant des liens avec la Chine.
Cette situation reflète les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine en matière de commerce et de sécurité technologique, en particulier dans les secteurs des équipements de réseau et des drones.