Home International Trinité-et-Tobago met l’armée en « alerte générale » en réponse à la crise entre les États-Unis et le Venezuela

Trinité-et-Tobago met l’armée en « alerte générale » en réponse à la crise entre les États-Unis et le Venezuela

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Publié le 2025-11-01 01:38:00. Les forces de défense de Trinité-et-Tobago ont été placées en alerte maximale ce vendredi, une mesure prise dans un contexte de tensions régionales accrues et de présence militaire américaine renforcée dans les Caraïbes. Cette décision intervient alors que les États-Unis intensifient leurs opérations antidrogue dans la région, suscitant des inquiétudes au Venezuela.

  • Les forces armées de Trinité-et-Tobago sont en « alerte générale », demandant le retour de toutes les troupes à leurs bases.
  • La police a « annulé toutes les licences », renforçant le sentiment d’urgence.
  • Cette mobilisation survient dans un climat de méfiance avec le Venezuela, qui accuse les États-Unis de vouloir provoquer un changement de régime.

Dans un message diffusé par les forces de sécurité et consulté par l’AFP, il est indiqué qu’avec effet immédiat, la Force de défense de Trinité-et-Tobago (TTDF) est au « NIVEAU D’ALERTE UN ». Tous les membres sont sommés de se présenter à leurs bases respectives. Le personnel a reçu pour instruction de rejoindre son poste à 18 heures, heure locale (19 heures au Brésil). Le communiqué précise qu’il est « fortement recommandé à chacun de prendre les dispositions nécessaires avec sa famille et de terminer tous les préparatifs personnels en vue de son auto-isolement ».

Cette mise en garde intervient alors que le président américain Donald Trump a démenti envisager des frappes militaires contre le Venezuela. Cette affirmation contredit un article du Miami Herald qui suggérait qu’une attaque « pourrait survenir à tout moment ». Cette mobilisation militaire a suscité l’inquiétude à Caracas, qui accuse Washington de préparer une offensive visant à renverser le gouvernement de Nicolás Maduro. Selon le Miami Herald, la Maison Blanche aurait approuvé une offensive contre des installations militaires vénézuéliennes. Le Wall Street Journal a, de son côté, rapporté que des cibles potentielles avaient été identifiées, mais qu’aucune décision finale n’avait encore été prise.

Interrogée sur ces informations, la porte-parole de la Maison Blanche, Anna Kelly, a déclaré que les « sources anonymes ne savent pas de quoi elles parlent » et que toute annonce officielle proviendrait du président Trump.

Opérations et tensions dans les Caraïbes

Washington accuse le président vénézuélien Nicolás Maduro de diriger un cartel de la drogue. Depuis août, les États-Unis mènent une opération antidrogue dans les Caraïbes et le Pacifique, qui aurait entraîné la mort d’au moins 62 trafiquants de drogue présumés lors de 16 attaques contre des navires. La légalité de ces opérations a d’ailleurs soulevé des questions au niveau international.

Le gouvernement de Trinité-et-Tobago a affiché son soutien à ces opérations, ce qui a engendré des tensions avec le Venezuela. La situation s’est détériorée dimanche dernier lorsque le cuirassé USS Gravely a accosté à Port-d’Espagne pour des exercices militaires conjoints dans l’archipel. Caracas a qualifié cet événement de « provocation » visant à inciter à la « guerre ».

En réponse, l’Assemblée nationale du Venezuela a déclaré la Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, persona non grata mardi. Le président Maduro a quant à lui ordonné la suspension des accords d’approvisionnement en gaz avec l’archipel, en vigueur depuis 2015.

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