Publié le 2024-02-29 18:35:00. La justice américaine a engagé des poursuites contre trois ressortissants iraniens, dont deux ingénieures de Google, accusés d’avoir dérobé des secrets commerciaux et de les avoir transférés à l’Iran. L’affaire met en lumière les risques de transfert de technologies sensibles et les mesures prises pour les contrer.
- Trois ingénieurs, dont deux employées de Google, sont accusés d’espionnage économique au profit de l’Iran.
- Les suspects auraient systématiquement exfiltré des informations confidentielles vers des serveurs situés à l’étranger, notamment en Iran.
- Google affirme avoir découvert la fraude grâce à ses propres contrôles de sécurité et avoir immédiatement alerté les autorités.
Le ministère américain de la Justice a annoncé l’inculpation de trois individus d’origine iranienne pour des faits de vol de secrets commerciaux et de complot en vue de commettre ce délit. Parmi les accusés figurent une femme de 41 ans et sa sœur de 32 ans, toutes deux ingénieures chez Google et résidentes aux États-Unis. Le troisième suspect, âgé de 40 ans, est un ancien militaire iranien qui travaillait comme ingénieur pour un fabricant de processeurs et séjournait aux États-Unis avec un permis de séjour temporaire.
Selon l’acte d’accusation, les trois ingénieurs auraient, de manière concertée, transféré des données sensibles vers des emplacements de stockage externes, dont certains se trouvaient en Iran. Le procureur en charge de l’affaire a souligné la gravité des faits :
« Les suspects ont abusé de leur position pour voler des secrets commerciaux confidentiels à leurs employeurs. »
Procureur en charge du dossier
Le ministère de la Justice a également précisé qu’il entend poursuivre avec fermeté toute tentative d’utilisation d’informations sensibles à des fins illégales ou au profit d’États étrangers.
Les accusations portées contre le trio incluent le complot en vue de commettre un vol de secrets commerciaux, le vol et la tentative de vol de technologies sensibles, ainsi que l’entrave à la justice. Google a déclaré avoir détecté les activités suspectes lors d’un contrôle de sécurité interne de routine et avoir immédiatement informé les autorités compétentes. Le FBI a cependant révélé que des efforts avaient également été déployés pour dissimuler les preuves.