Home International Trois-Rivières home camera registry helps police, Montreal explores similar plan

Trois-Rivières home camera registry helps police, Montreal explores similar plan

0 comments 24 views

Publié le 2024-02-29 14:35:00. La police de Montréal étudie la possibilité de mettre en place un registre volontaire des caméras de surveillance privées, sur le modèle d’une initiative déjà en place à Trois-Rivières, afin de faciliter les enquêtes criminelles tout en soulevant des questions de confidentialité.

  • Un registre volontaire de caméras de surveillance privées aide déjà la police de Trois-Rivières à résoudre des crimes.
  • Le SPVM envisage un projet pilote similaire, avec l’objectif d’améliorer la couverture vidéo et d’aider les entreprises victimes d’extorsion.
  • La participation est strictement volontaire, et l’accès aux images reste soumis au consentement des propriétaires et, potentiellement, à un mandat judiciaire.

Trois-Rivières pourrait bien être un modèle pour l’avenir de la sécurité urbaine à Montréal. Depuis 2018, la ville de Trois-Rivières a mis en place un registre volontaire où les citoyens peuvent inscrire l’emplacement de leurs caméras de surveillance personnelles. L’objectif ? Permettre aux forces de l’ordre d’accéder plus facilement aux images en cas d’incident criminel dans les environs. Selon Mikaël Morrissette, directeur des relations publiques de la ville, ce système permet aux policiers de cartographier les zones couvertes par les caméras privées. « Lorsqu’un crime doit être résolu, par exemple une effraction, nous nous rendons dans le quartier et les policiers ont une cartographie de l’endroit où se trouvent les caméras auxquelles nous pouvons avoir accès », explique-t-il.

Si la police ne peut accéder aux flux vidéo en direct ni visionner les enregistrements sans l’accord du propriétaire, l’initiative s’avère un outil précieux pour les enquêtes. Environ 1 700 résidents de Trois-Rivières se sont inscrits à ce jour. Bien que la ville ne puisse pas quantifier précisément le nombre de crimes résolus grâce à ce dispositif, les responsables le considèrent comme un atout indéniable.

À Montréal, l’idée suscite des réactions mitigées. Certains citoyens se montrent favorables à l’initiative, estimant qu’elle pourrait renforcer la sécurité. « Je ferais confiance au SPVM pour en prendre le contrôle et prendre toutes les mesures qui pourraient être nécessaires », affirme Mark Bellavance. D’autres, comme Nathalie, se disent prêts à partager leurs images : « J’ai une sonnette Ring, je serais très heureuse de donner des informations sur certains crimes qui se produisent ». Ramy Fawaz partage cet enthousiasme : « Je donnerais mes images parce que je coopérerais et s’il y avait un crime, notamment dans la région, cela aiderait vraiment les victimes. »

Cependant, la question de la confidentialité préoccupe certains Montréalais. Blair Dohey, par exemple, ne souhaite pas participer : « Je préfère garder mon entreprise mon entreprise ». Mikaël Morrissette insiste sur le caractère volontaire du programme : « Si pour une raison quelconque, les gens ne veulent pas que nous vérifiions les images, c’est leur droit. C’est un outil supplémentaire dont disposent les policiers, mais ce n’est pas le seul. »

Les experts juridiques soulignent que l’accès aux images de surveillance reste soumis à des règles strictes. « Ils devraient se présenter devant un juge et démontrer que ces images sont nécessaires et qu’il existe des motifs raisonnables d’exiger ces images pour enquêter sur le crime qui fait l’objet de l’enquête », explique Elodie Meyer, avocate spécialisée en technologie. Elle met en garde toutefois sur la perte de contrôle possible des données une fois partagées avec la police : « Une fois que la police a ces images dans ses propres fichiers et qu’elle peut les utiliser comme elle l’entend, vous ne pouvez pas vraiment revenir en arrière et bien dire à la police que je veux récupérer ces images. »

Plusieurs autres municipalités québécoises, dont Sherbrooke, Laval et Gatineau, se seraient également montrées intéressées par ce modèle. Le SPVM a confirmé qu’il étudie actuellement la faisabilité d’un projet pilote à Montréal, qui pourrait notamment bénéficier aux entreprises ciblées par des tentatives d’extorsion. Dans une déclaration, le SPVM précise que l’entité participante conserverait la propriété des images et du système de surveillance, et que le projet est en cours d’évaluation pour garantir sa conformité aux lois sur la protection de la vie privée.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.