Publié le 2025-10-27 05:02:00. Un jeune couple allemand, sans emploi ni formation, vit aux crochets de ses parents tout en s’endettant massivement à coups de shopping en ligne, allant jusqu’à se moquer des commerçants et des institutions. Le phénomène, mis en lumière par un documentaire de RTL-Zwei, soulève des questions sur l’étendue de la fraude et l’absence de recours aux aides sociales.
- Samantha, 19 ans, avoue une véritable addiction aux achats de vêtements, accumulant déjà 9 000 euros de dettes.
- Son compagnon Nico, 25 ans, affiche un passif d’environ 60 000 à 70 000 euros, qu’il gère en commandant de manière frauduleuse des biens en ligne.
- Le couple, qui ne perçoit pas les aides sociales par principe de flemme, semble ignorer les risques de poursuites judiciaires.
Le documentaire social « L’Allemagne, tes dettes » de RTL-Zwei met en lumière le cas de Samantha et Nico, un couple dont le mode de vie interpelle. Sans emploi ni formation, ils dépendent entièrement de leurs parents. Loin de faire preuve de parcimonie, le couple vit à crédit, accumulant une dette considérable. La jeune femme de 19 ans confie avoir « un peu une addiction à l’achat de vêtements », et que si « je vois quelque chose que j’aime, alors je le veux ». Cette habitude lui a déjà coûté au moins 9 000 euros.
Son petit ami, âgé de 25 ans, se retrouve quant à lui avec un endettement estimé entre 60 000 et 70 000 euros. Cette situation ne semble pourtant pas l’inquiéter outre mesure, puisqu’il continue de passer des commandes en ligne, généralement en optant pour le paiement différé. Il explique son modus operandi : « Je commande ceci et vous avez théoriquement 14 jours pour le payer, mais je ne le fais généralement pas. » Le reportage le montre notamment en train de commander un nouveau jeu pour sa console Playstation, profitant une fois de plus de ce délai de paiement.
Face caméra, Nico avoue sans détour en riant : « Ouais, je me moque d’eux. » Loin d’éprouver des remords, il redouble d’ingéniosité pour contourner les interdictions potentielles des sites marchands. Il n’hésite pas à changer de nom sur les plateformes et à apposer une fausse étiquette nominative sur sa sonnette pour tromper les livreurs. « Cela devrait effectivement être perceptible, mais cela continue à se faire sentir », constate avec un sourire le jeune homme.
Selon RTL Zwei, cette stratégie frauduleuse fonctionnerait à merveille, au point que le couple n’aurait même pas fait la demande de l’allocation citoyenne (Bürgergeld). Un porte-parole de la chaîne explique que cette démarche leur paraîtrait trop fastidieuse. Les risques encourus, tels que des poursuites judiciaires pour fraude, ne semblent nullement effrayer Nico et Samantha.