Publié le 2025-10-27 08:59:00. Les dirigeants de l’Union européenne ont reporté leur décision concernant l’utilisation des avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine, suscitant des interrogations sur le rôle de la Belgique et les montants concernés.
L’Union européenne a une nouvelle fois repoussé sa décision sur l’utilisation des fonds gelés de la Fédération de Russie pour venir en aide à l’Ukraine, fixant désormais l’échéance à décembre. Cette attente alimente les discussions sur la manière de mobiliser ces ressources, alors que certains pays, notamment la Belgique, expriment des réserves quant à la saisie de ces actifs.
Interrogé sur cette question, le président américain Donald Trump a déclaré ne pas être impliqué dans les discussions de l’UE concernant les avoirs russes gelés. « Vous devriez interroger l’UE à ce sujet, je ne suis pas impliqué dans cela », a-t-il précisé aux journalistes.
Le président américain a par ailleurs évoqué la possibilité de nouvelles sanctions contre la Russie, déclarant simplement : « Vous verrez », sans donner plus de détails.
Il est rappelé que Donald Trump a récemment imposé des sanctions contre d’importantes compagnies pétrolières russes, dans le but d’inciter Moscou à accepter un cessez-le-feu en Ukraine.
Des actifs gelés au cœur des débats
La question de l’utilisation des avoirs russes gelés pour l’assistance à l’Ukraine a déjà connu un revers. La Belgique, qui abrite le dépositaire Euroclear, le principal détenteur de ces fonds, refuse officiellement de soutenir leur saisie par crainte de potentielles poursuites judiciaires de la part du régime russe.
Selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI), le volume des avoirs russes gelés s’élèverait à environ 300 à 350 milliards de dollars pour la période 2024-2025.
Bien que l’Ukraine ait précisé que ses besoins de financement pour la période allant jusqu’en 2025 étaient couverts, les dirigeants de l’UE ont réaffirmé leur intention de soutenir le pays autant que nécessaire. L’objectif reste de garantir à l’Ukraine les ressources financières indispensables pour faire face à l’agression russe.