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Trump accorde à la Hongrie une exemption d’un an des sanctions énergétiques russes

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Publié le 2025-11-08 08:46:00. Donald Trump a accordé à la Hongrie une exemption d’un an des sanctions sur ses importations de pétrole et de gaz russes, une décision qui semble contredire la politique américaine plus large de pénalisation des transactions énergétiques avec Moscou. Cette mesure intervient alors que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, allié proche de l’ancien président américain, était en visite à Washington.

  • Exemption d’un an pour la Hongrie sur les achats de pétrole et de gaz russes.
  • Accord conclu lors de la visite de Viktor Orbán à la Maison Blanche.
  • La Hongrie s’engage en contrepartie à acheter du gaz naturel américain.

Dans une décision notable, Donald Trump a exempté la Hongrie des sanctions relatives à ses achats continus de pétrole et de gaz russes pour une durée d’un an. Cette confirmation, apportée par un responsable de la Maison Blanche à la BBC, intervient après que l’ancien président américain avait indiqué qu’il envisageait cette possibilité, soulignant la « difficulté » pour le Premier ministre hongrois Viktor Orbán de s’approvisionner en énergie auprès d’autres sources.

Cette exception survient peu après que les États-Unis ont placé sur liste noire deux grandes compagnies pétrolières russes, menaçant de sanctions quiconque commercerait avec elles. À l’issue de la rencontre, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait annoncé sur X que les États-Unis avaient accordé à Budapest « une exemption totale et illimitée des sanctions sur le pétrole et le gaz ». Cependant, un responsable a précisé à la BBC que cette exemption était bien limitée à un an.

Cette décision représente une victoire significative pour Viktor Orbán, qui avait alerté sur les conséquences économiques désastreuses des sanctions pour son pays. Durant la partie publique de leur entretien, Donald Trump avait exprimé sa compréhension face à la situation de la Hongrie, pays enclavé fortement dépendant de l’énergie russe, sans toutefois s’engager formellement dans l’immédiat. L’accord semble toutefois aller à l’encontre de la détermination affichée par Washington il y a seulement deux semaines à sanctionner les entreprises énergétiques russes.

En contrepartie de cette exemption, la Hongrie s’est engagée à acquérir pour plusieurs centaines de millions de dollars de gaz naturel américain. Cette mesure pourrait cependant susciter des réactions mitigées dans plusieurs capitales européennes, dont les gouvernements sont majoritairement opposés à la position jugée trop conciliante de la Hongrie envers Moscou. Orbán, un proche allié politique et personnel de Trump, a souvent repris la rhétorique populiste de droite de l’ancien président américain sur des sujets tels que l’immigration et les questions sociales. Cette loyauté semble lui avoir valu un traitement préférentiel à l’approche d’élections difficiles prévues au printemps.

Donald Trump a par ailleurs mentionné sa « grande préoccupation » concernant d’autres pays européens qui, selon lui, continuent d’importer des produits russes malgré ne pas être enclavés, arguant que la Hongrie fait face à des défis logistiques uniques, notamment l’absence d’accès maritime pour le forage pétrolier.

Viktor Orbán, qui a souvent freiné les initiatives de l’Union européenne visant à faire pression sur Moscou concernant l’Ukraine, a défendu ses liens énergétiques avec la Russie. Il a affirmé vendredi que les pipelines ne relevaient ni de l’idéologie ni de la politique, mais constituaient une « réalité physique » compte tenu du manque de ports. Il a utilisé la forte dépendance de son pays aux hydrocarbures russes comme levier pour maintenir de bonnes relations avec Moscou et pour tenir sa promesse aux électeurs d’une « énergie russe bon marché », dans le cadre de sa campagne pour sa réélection en avril prochain.

Au cours de leur première réunion formelle depuis le retour de Trump au pouvoir, les deux dirigeants ont également abordé la guerre en Ukraine et la possibilité de pourparlers directs avec Vladimir Poutine. Donald Trump a estimé qu’Orbán, qui connaît bien le président russe, pensait que la guerre pourrait se terminer prochainement. Le Premier ministre hongrois a, quant à lui, soutenu que seuls la Hongrie et les États-Unis souhaitaient réellement la paix, arguant que d’autres gouvernements préféraient prolonger le conflit, estimant à tort que l’Ukraine pouvait gagner sur le front. Interrogé par Trump sur la capacité de l’Ukraine à gagner, Orbán a répondu que « seul un miracle peut se produire ».

Au-delà de la question des sanctions énergétiques, l’industrie automobile hongroise, fortement axée sur l’exportation, a été affectée par les droits de douane imposés par Trump sur les produits européens, aggravant une économie déjà fragile. Malgré des divergences fréquentes avec les dirigeants de l’UE sur des sujets tels que la migration, la démocratie et l’État de droit, Donald Trump a vivement encouragé l’Europe à « respecter très, très fermement ce dirigeant [Orbán] car il a eu raison sur la question de l’immigration ».

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