Publié le 2023-11-03 10:15:00. Donald Trump a annoncé jeudi qu’une force internationale sera bientôt déployée à Gaza, au lendemain de la présentation par les États-Unis d’une résolution de l’ONU soutenant un plan de paix. Le président américain a affirmé que la situation dans l’enclave se déroulait bien, malgré une crise humanitaire persistante.
Donald Trump a déclaré jeudi qu’une force internationale serait déployée « très prochainement » à Gaza, un jour après que les États-Unis ont présenté un projet de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU pour soutenir un plan de paix.
« Très bientôt. Cela arrivera très bientôt. Et la situation à Gaza, ça se passe bien », a répondu M. Trump à un journaliste l’interrogeant sur le déploiement annoncé de cette force dans le territoire palestinien. La région traverse une situation humanitaire précaire, près d’un mois après l’entrée en vigueur de la trêve entre Israël et le Hamas.
« Plusieurs pays se sont portés volontaires pour intervenir en cas de problème avec le Hamas, par exemple, ou tout autre problème », a ajouté le président américain lors d’une conférence de presse tenue en marge d’une réunion diplomatique à la Maison Blanche avec des dirigeants d’Asie centrale.
Coalition de pays arabes et musulmans envisagée
Selon des sources diplomatiques, plusieurs pays, dont l’Indonésie, l’Égypte, la Turquie et l’Azerbaïdjan, auraient déjà manifesté leur volonté de participer à une « Force israélienne de stabilisation » (FEI). Ces pays insistent cependant pour obtenir un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU avant de déployer des troupes sur le territoire palestinien.
Cette force est envisagée dans le cadre de l’accord ayant mené à un cessez-le-feu fragile le 10 octobre. Cet accord a mis fin à deux ans d’une guerre dévastatrice, déclenchée par l’offensive du Hamas et survenue après quinze ans de blocus de la bande de Gaza par Israël et l’Égypte. Le plan prévoit une durée initiale de deux ans pour la coalition, composée majoritairement de pays arabes et musulmans. Son rôle serait de superviser la sécurité dans l’enclave côtière alors que l’armée israélienne se retirerait de Gaza.
« Les accords sont respectés »
Au cours d’un dîner à la Maison Blanche avec les dirigeants des pays d’Asie centrale, le président américain a réitéré que la situation à Gaza « fonctionne très bien ». Il a assuré que « le Hamas ne représente qu’une très petite partie du conflit, une très, très petite partie ».
« S’ils ne font pas ce qu’ils ont dit, s’ils ne se comportent pas bien, ils auront un gros problème, un très gros problème, comme ils n’en ont jamais eu auparavant », a-t-il mis en garde à propos des milices islamistes, tout en précisant que les accords conclus étaient pour le moment « respectés ».
Donald Trump, Président des États-Unis
Lors de ce même dîner, Donald Trump a annoncé que le président kazakh, Kassym-Jomart Tokayev, avait décidé de rejoindre les Accords d’Abraham. Cette décision a été communiquée par téléphone au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.
Ratifiés à la Maison Blanche le 15 septembre 2020, durant le premier mandat de Donald Trump (2017-2021), les Accords d’Abraham avaient été présentés par son administration comme une rupture du consensus arabe qui conditionnait l’établissement de relations avec Israël à un accord de paix et la création d’un État palestinien.