Publié le 2025-11-07 03:40:00. Le gouvernement péruvien a mis en place le 7 novembre 2025 un décret d’urgence visant à optimiser l’usage des fonds publics. Cette mesure exceptionnelle, entrée en vigueur immédiatement, promet des économies substantielles et vise à respecter les objectifs budgétaires pour l’année 2025.
- Un décret d’urgence instaure des mesures extraordinaires pour garantir l’efficacité et l’usage responsable des ressources publiques au Pérou.
- Les économies attendues s’élèvent à 1 200 millions de dollars pour l’exercice en cours, contribuant à respecter le déficit budgétaire de 2,2% du PIB fixé pour 2025.
- Ces nouvelles dispositions visent à assurer une gestion rigoureuse des dépenses publiques, en plaçant l’austérité au cœur de la stratégie gouvernementale.
Le gouvernement du Pérou a officialisé, ce vendredi 7 novembre 2025, l’adoption du Décret d’urgence n°008-2025. Cette initiative, approuvée par le pouvoir exécutif, a pour objectif principal de garantir une utilisation plus efficiente et prudente des deniers publics. Selon les estimations, ces mesures devraient permettre de générer des économies d’un montant impressionnant de 1 200 millions de dollars sur l’année fiscale en cours. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de respecter le cadre budgétaire pour 2025, qui plafonne le déficit à 2,2% du produit intérieur brut (PIB), tout en consolidant la solidité des finances nationales.
Lors de son intervention au CADE Executives 2025, la Ministre de l’Économie et des Finances (MEF), Denisse Miralles, a clairement souligné la portée de ces nouvelles réglementations. « L’austérité est un outil pour protéger la stabilité économique et garantir l’utilisation efficace des ressources de l’État, afin d’atteindre l’objectif budgétaire et de maintenir la confiance dans l’économie péruvienne », a-t-elle déclaré, insistant sur le rôle de l’austérité comme levier essentiel pour une gestion publique performante.
Le Décret d’urgence n°008-2025, applicable à l’ensemble des entités du pouvoir exécutif, déploie trois mesures phares :
- L’instauration d’un délai maximal de sept jours pour l’approbation des transferts financiers, à compter de la date de publication de la norme.
- Une modulation ciblée des dépenses relatives aux biens et services non essentiels, incluant la publicité, les événements, les prestations de conseil et autres services divers.
- La priorisation des dépenses engagées sur les investissements déjà en cours, sans pour autant compromettre la continuité des services fondamentaux ni le bon fonctionnement des administrations publiques.
Ces restrictions, qui ne comportent pas de date de fin prédéfinie, concerneront tant les dépenses courantes que les dépenses en capital. L’objectif est de réorienter les fonds publics vers les secteurs jugés les plus productifs et vers les services essentiels à la population.
Toutefois, le MEF a tenu à préciser que ces mesures n’affecteront en aucun cas les obligations sociales jugées primordiales. Sont ainsi épargnés les transferts destinés à la Caisse de retraite de la police militaire, au programme Llamkasun et à l’assurance maladie intégrale (SIS). Par ailleurs, l’instance gouvernementale a autorisé la réaffectation des ressources générées par ce décret vers une réserve pour imprévus, renforçant ainsi la capacité de l’État à faire face aux urgences sans déstabiliser l’équilibre budgétaire.
Dans le domaine des investissements publics, la nouvelle réglementation privilégie les projets ayant déjà obtenu leur dossier technique ou dont le contrat est signé. Cette disposition vise à assurer la poursuite des chantiers en cours et à prévenir tout nouvel engagement qui ne serait pas solidement appuyé par une étude technique et un budget adéquat.
La Ministre Miralles a par ailleurs réaffirmé l’engagement du gouvernement envers la stabilité macroéconomique. Elle a souligné que cette dernière est une condition sine qua non pour maintenir l’attractivité du pays en matière d’investissement et pour bénéficier de conditions de financement favorables. Cette approche rigoureuse permettra, selon elle, de consacrer davantage de ressources aux priorités sociales et à la relance économique, tout en faisant preuve de responsabilité budgétaire.