Donald Trump a défendu son bilan économique lors d’un discours devant le Congrès, marqué par une tension palpable avec la Cour suprême après une décision défavorable sur ses tarifs douaniers. Le président américain a minimisé l’impact de ce revers judiciaire, tout en soulignant les succès de sa politique économique.
Le discours sur l’État de l’Union, prononcé le 24 février 2026, a été l’occasion pour le président Trump de mettre en avant ce qu’il considère comme un « âge d’or » économique pour les États-Unis. Cependant, cette présentation optimiste contraste avec des sondages récents qui montrent une opinion publique de plus en plus critique à l’égard de sa politique.
La Cour suprême a récemment invalidé une grande partie des tarifs douaniers mis en place par l’administration Trump, jugeant qu’ils excédaient les pouvoirs présidentiels en vertu de l’International Emergency Economic Powers Act. La décision, rendue le 22 février, a été qualifiée de « décevante » et « malheureuse » par le président Trump lors de son discours, alors que quatre juges de la Cour suprême – John Roberts, Elena Kagan, Brett Kavanaugh et Amy Coney Barrett – étaient présents dans l’hémicycle.
Si le président a évité une confrontation directe avec les magistrats, il n’a pas manqué de critiquer la décision, tout en saluant les juges dissidents. Avant le discours, il avait déjà dénoncé les juges majoritaires, les qualifiant de « honte pour la nation » et de « très peu patriotiques et déloyaux envers la Constitution ». Il avait même suggéré qu’ils étaient influencés par des intérêts étrangers.
Parmi les juges présents, Amy Coney Barrett et Brett Kavanaugh ont été nommés par le président Trump. La présence des juges à l’adresse à la Nation, bien que traditionnelle, est souvent perçue comme inconfortable, les magistrats préférant généralement éviter cet événement politique.