Publié le 2025-11-01 08:10:00. Le président américain Donald Trump a démenti envisager des frappes militaires au Venezuela, malgré des articles de presse faisant état d’une possible offensive contre des installations liées au trafic de drogue. Cette volte-face surprend après une politique de fermeté affichée contre les cartels.
Washington a semé le trouble cette semaine avec des rumeurs persistantes d’une intervention militaire imminente au Venezuela. Des médias américains de premier plan, tels que le Miami Herald et le Wall Street Journal, avaient rapporté qu’une offensive était imminente, visant des infrastructures utilisées pour le trafic de stupéfiants.
Le sénateur Marco Rubio a vivement réagi à ces informations, attaquant frontalement la presse. Sur le réseau social X (anciennement Twitter), il a qualifié l’information du Miami Herald de « histoire inventée ».
Ces affirmations avaient provoqué une certaine inquiétude dans les pays voisins. La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, avait appelé au calme, affirmant qu’il n’y avait « rien à craindre » à ce stade. Elle avait précédemment salué les actions américaines contre des bateaux de contrebande présumés dans les Caraïbes. Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, avait quant à lui réagi avec colère, accusant la cheffe du gouvernement de vouloir faire de son pays « un porte-avions de l’empire ».
La croisade de Trump contre les cartels
Depuis plusieurs semaines, Donald Trump mène une politique intransigeante contre le trafic de drogue. « Je pense que nous allons simplement tuer les gens qui apportent de la drogue dans notre pays », avait-il déclaré. Des rapports indiquent même qu’il aurait autorisé des opérations secrètes de la CIA au Venezuela.
Dans les Caraïbes et le Pacifique, les États-Unis mènent régulièrement des attaques contre des navires de contrebandiers présumés, parfois avec des conséquences mortelles. Les Nations unies ont déjà appelé Washington à la retenue.
Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, qui se surnomme désormais « ministre de la Guerre », aurait fait déployer le plus grand porte-avions du monde dans la région. L’administration Trump considère que les États-Unis sont déjà engagés dans un « conflit armé » avec les cartels, qualifiant leurs membres de « combattants illégaux ».