Publié le 17 février 2026 à 14h15. L’expiration du traité New START entre les États-Unis et la Russie ouvre une nouvelle ère potentiellement dangereuse en matière d’armement nucléaire, tandis que des inquiétudes grandissent quant à une possible course aux armements et à un manque de supervision sur la politique nucléaire américaine.
- Le New York Times alerte sur une politique américaine jugée risquée, marquée par des menaces vagues et une course potentielle aux armements.
- Les États-Unis envisagent de moderniser leur arsenal nucléaire, notamment en rouvrant des tubes de lancement de sous-marins et en développant de nouveaux navires de guerre.
- Un article du Wall Street Journal souligne la nécessité pour les États-Unis d’investir massivement dans des domaines spécifiques de l’intelligence artificielle pour ne pas être dépassés par la Chine.
L’expiration du traité New START, qui limitait le nombre d’armes nucléaires stratégiques déployées par les États-Unis et la Russie, marque un tournant dans la politique de contrôle des armements. Les deux pays se sont abstenus de prolonger cet accord, suscitant des inquiétudes quant à une nouvelle escalade dans la course aux armements nucléaires. Selon le New York Times, l’administration américaine adopte une approche jugée dangereuse, caractérisée par des « menaces vagues et une politique de la corde raide » qui pourrait conduire à une course aux armements sans précédent depuis la Guerre froide.
Le journal américain révèle que l’US Navy envisage de remettre en service des tubes de lancement de missiles balistiques sur ses sous-marins, et étudie la construction d’un nouveau type de navire de guerre, la classe « Trump », capable de transporter des missiles de croisière à ogives nucléaires. Ces mesures pourraient potentiellement doubler l’arsenal nucléaire américain actuellement déployé. L’article souligne que la justification américaine du non-renouvellement du traité, invoquant des restrictions « inacceptables », ne prend pas suffisamment en compte l’expansion rapide de l’arsenal nucléaire chinois.
Selon le New York Times, l’administration Trump ne cherche pas à engager ses adversaires dans des négociations, mais plutôt à les défier. Les auteurs de l’article mettent en garde contre la reprise des essais nucléaires par les États-Unis, une pratique abandonnée depuis 1992. Ils estiment que les gains technologiques potentiels seraient minimes par rapport aux conséquences géopolitiques et humanitaires, rappelant les désastres causés par les essais nucléaires passés, notamment aux îles Marshall et dans l’ouest des États-Unis.
L’article conclut par une série de recommandations, appelant l’administration Trump à renoncer à la reprise des essais nucléaires et à saisir l’offre du président Poutine de maintenir des discussions informelles sur les limites du traité New START, même en l’absence d’un accord formel. Il souligne également la nécessité pour le Congrès américain de réaffirmer son rôle dans la politique nucléaire, estimant qu’il est inacceptable de laisser le pouvoir de déclencher une guerre nucléaire entre les mains d’une seule personne.
Par ailleurs, un article du Sunday Times met en question les qualités de leadership de Keir Starmer, le Premier ministre britannique. William Hague, ancien ministre des Affaires étrangères, estime que Starmer manque de qualités essentielles telles que la persuasion, la rhétorique et la capacité à saisir les opportunités. Hague critique notamment la tendance de Starmer à déléguer certaines tâches à ses collaborateurs, estimant qu’un Premier ministre doit être pleinement informé de tous les aspects de son travail. Il cite l’exemple de Margaret Thatcher, qui prenait des décisions cruciales concernant la politique industrielle, et souligne que Starmer aurait dû faire preuve de la même détermination en matière de réforme du système de protection sociale.
Hague évoque également la nomination controversée de Peter Mandelson comme ambassadeur britannique aux États-Unis, compte tenu de ses liens avec Jeffrey Epstein. Starmer s’est excusé pour cette nomination, affirmant ne pas avoir été conscient de l’ampleur de la relation entre Mandelson et Epstein. Hague conclut que si le Parti travailliste envisage de changer de chef, il doit examiner attentivement les qualités requises pour le poste, afin d’éviter de se retrouver avec un nouveau Premier ministre incompétent.
Enfin, le Wall Street Journal met en garde contre le retard des États-Unis dans le domaine de l’intelligence artificielle, en particulier par rapport à la Chine. Jack Hydari, PDG de Sandbox AQ, appelle les États-Unis à investir massivement dans de nouveaux domaines de l’IA, notamment dans le développement de modèles quantiques capables de résoudre des problèmes complexes en science et en mathématiques. Il souligne que la Chine se concentre sur des secteurs clés tels que la biotechnologie et la propriété intellectuelle, et que les États-Unis doivent agir rapidement pour ne pas être dépassés. Hydari met en particulier en avant la nécessité de développer des modèles d’IA quantitatifs pour la défense et l’énergie, notamment dans le contexte du développement de missiles hypersoniques par la Chine.
L’article conclut en soulignant que la Chine ambitionne de dominer des secteurs clés de l’économie mondiale et qu’elle a déjà démontré sa capacité à le faire dans des domaines tels que les matériaux vitaux. Cela constitue, selon Hydari, un avertissement pour les États-Unis et leurs alliés sur la nécessité d’un « saut qualitatif » dans le domaine de l’intelligence artificielle.