Le Super Bowl de ce soir s’annonce sous le signe de la controverse, avec la performance très attendue de Bad Bunny à la mi-temps. Le choix du chanteur portoricain a suscité l’ire de l’ancien président Donald Trump, qui n’a pas hésité à exprimer son désaccord.
L’ancien président a vivement critiqué Bad Bunny, notamment après les critiques du musicien envers les agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) lors de la cérémonie des Grammy Awards, où il a remporté plusieurs prix. « Je suis contre lui. Je pense que Bad Bunny est un très mauvais choix. La seule chose qu’il fait, c’est semer la haine. Terrible », a déclaré Donald Trump.
Bad Bunny, cependant, a minimisé la polémique, insistant sur l’importance de la musique et de la danse. « Personne n’a besoin d’apprendre l’espagnol ; ils n’auront qu’à se soucier de danser », a-t-il affirmé.
Cette opposition politique se traduit également sur le terrain. Des partisans de Donald Trump ont organisé un événement parallèle avec des artistes favorables à l’ancien président, notamment le chanteur conservateur Kid Rock. Karoline Leavitt, attachée de presse de la Maison Blanche, a confirmé que Donald Trump aurait préféré une performance de Kid Rock à celle de Bad Bunny. « Je pense que le président préférerait de loin une performance de Kid Rock à celle de Bad Bunny », a-t-elle déclaré.
Ce n’est pas la première fois qu’un artiste défie Donald Trump. En 2019, Jennifer Lopez avait déjà protesté contre la politique d’immigration du président à la frontière mexicaine en chantant « Born in the USA » avec sa fille, devant des cages symbolisant les centres de détention.
Bad Bunny, triple lauréat d’un Grammy Award, présentera sa musique et sa culture portoricaine à un public américain massif, malgré la présence discrète de l’ICE à proximité. L’issue de ce duel musical, chargé de significations politiques, reste à découvrir.
Mobilisation à gauche en Espagne
Par ailleurs, en Espagne, Gabriel Rufián, figure de proue de la gauche, prépare une série de rencontres dans le but d’unifier les forces politiques à gauche du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il a déjà rencontré Mónica Oltra et des représentants du BNG et de Sumar, et prévoit de s’entretenir avec Oskar Matute en mars prochain. Ces initiatives témoignent d’une volonté de créer un front uni à gauche.