Publié le 26 février 2026 à 12h56. À la veille de nouvelles discussions entre les États-Unis et l’Ukraine, Volodymyr Zelensky a sollicité l’aide de Donald Trump, estimant que seul l’ancien président américain peut convaincre Vladimir Poutine de mettre fin à la guerre.
- Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont eu un entretien téléphonique mercredi, décrit comme « très amical et positif » par plusieurs sources.
- Zelensky a exprimé l’espoir que la guerre se termine cette année, tandis que Trump a déclaré qu’il souhaiterait une résolution dans les mois à venir, évoquant même le 4 juillet, date de la fête nationale américaine.
- Des négociations impliquant des émissaires américains, dont Steve Witkoff et Jared Kushner, sont prévues jeudi à Genève.
Volodymyr Zelensky a adressé un appel direct à Donald Trump, espérant que sa voix pourrait influencer Vladimir Poutine. Lors de cet échange téléphonique d’une demi-heure, Zelensky a remercié Trump pour son soutien et a affirmé que seul l’ancien président américain avait le pouvoir de convaincre le dirigeant russe de cesser les hostilités. Selon des sources proches des discussions, Zelensky a déclaré :
« J’espère vraiment que cette réunion créera l’opportunité de faire avancer les négociations au niveau des dirigeants. Le président Trump soutient cette séquence de mesures. C’est le seul moyen de résoudre toutes les questions complexes et sensibles et de mettre enfin fin à la guerre. »
Volodymyr Zelensky
Trump a répondu qu’il souhaitait une fin rapide au conflit, estimant que « la guerre dure trop longtemps » et qu’il aimerait la voir se terminer « d’ici un mois », selon les informations rapportées par Axios. Il aurait également évoqué, en privé, la possibilité d’une résolution pour le 4 juillet, date du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, selon Bloomberg.
Les négociations restent toutefois bloquées sur la question du territoire. La Russie maintient ses exigences maximalistes, notamment le contrôle total des régions de Donetsk et Louhansk, ainsi que des territoires dans les régions de Kherson et Zaporijjia. L’Ukraine rejette ces demandes. Le Kremlin, de son côté, refuse pour l’instant de s’engager dans des pourparlers directs au plus haut niveau, ne les envisageant que comme une étape finale pour la signature d’un accord de paix, comme l’a indiqué le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, à l’agence TASS.
Outre Trump, l’homme d’affaires américain Steve Witkoff et son gendre, Jared Kushner, participeront aux discussions à Genève avec la délégation ukrainienne. Il est également possible que Kirill Dmitriev, un négociateur russe, se trouve dans la ville suisse, bien qu’il ne soit pas encore certain qu’il rencontrera les représentants américains.
Zelensky a souligné sur X que ces questions seraient abordées lors des discussions de jeudi à Genève, ainsi que lors d’une éventuelle réunion en mars entre les dirigeants de l’Ukraine, des États-Unis et de la Russie.