Publié le 19/10/2025 – 15:50. Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche la suspension immédiate de l’aide des États-Unis à la Colombie, accusant son homologue Gustavo Petro d’être un « leader du trafic de drogue ». La décision suscite une vive réaction du président colombien, qui se défend fermement.
- Donald Trump reproche à la Colombie une production de drogues massive et incontrôlée sous la présidence de Gustavo Petro.
- L’aide américaine à la Colombie est qualifiée d' »arnaque à long terme » par le président américain.
- Gustavo Petro dénonce un président américain trompé par ses conseillers et affirme être le principal adversaire des narcotrafiquants colombiens.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a affirmé que la production de stupéfiants était devenue « la plus grande entreprise de Colombie » et que Gustavo Petro « ne faisait rien pour l’arrêter ». Par conséquent, le président américain a annoncé la « suspension immédiate » de toute aide ou subvention américaine à la Colombie dès ce dimanche.
Allant plus loin, Donald Trump a même menacé d’une intervention directe si Gustavo Petro, qualifié de « leader peu reconnu et impopulaire », ne fermait pas « immédiatement les camps d’extermination » représentant les zones de production de drogue. « Sinon, les États-Unis les fermeront pour lui, et ce ne sera pas beau », a-t-il prévenu.
Le président colombien, Gustavo Petro, a vivement réagi à ces accusations, estimant que Donald Trump était « trompé par ses loges et ses conseillers ». S’adressant à Washington, il a assuré qu’il était, en tant que président colombien, le « principal ennemi des narcotrafiquants du pays ». Dans un message sur son compte X (anciennement Twitter), Petro a conseillé à Trump de « bien lire la Colombie » pour déterminer « où se trouvent les trafiquants de drogue et où il y a les démocrates. »
Cette déclaration survient quelques heures après que Petro a accusé l’exécutif américain d’avoir commis un « meurtre » dans les eaux colombiennes. Il faisait référence à une attaque jeudi contre un bateau qualifié de « narcoterroriste », qui a coûté la vie à un pêcheur colombien, Alexandre Carranza. Le président colombien a exigé que la Maison Blanche assume la responsabilité de cet événement, affirmant que la victime « n’avait aucun lien avec le trafic de drogue et que son activité quotidienne était la pêche ». Il a émis des doutes quant à une simple erreur et à la localisation dans les eaux internationales, demandant des explications directes au gouvernement américain.