Dans un discours devant le Congrès marqué par des interruptions et des critiques, le président Donald Trump a défendu son bilan, promis une relance économique et abordé les tensions internationales, à quelques mois des élections de mi-mandat. Son allocution, la plus longue de l’histoire de ce type de discours, a été émaillée de déclarations fortes et de promesses ambitieuses.
Le président a mis en avant la performance des marchés boursiers, affirmant avoir enregistré 53 records depuis son retour à la Maison Blanche en novembre 2024. Il a également annoncé son intention de mettre en place un système de cotisations d’épargne-retraite, avec une contribution gouvernementale pouvant atteindre 1 000 $ (environ 930 €) pour les travailleurs n’ayant pas accès aux régimes traditionnels.
Sur le plan économique, Trump a insisté sur la baisse de l’inflation, qu’il a qualifiée de « plus bas niveau depuis plus de cinq ans ». Il a également attribué les coûts élevés des soins de santé aux démocrates et à l’Affordable Care Act, l’héritage de l’ancien président Barack Obama.
La question iranienne a occupé une place importante dans son discours. Tout en affirmant sa préférence pour une solution diplomatique, le président a averti qu’il ne permettrait jamais à Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. Il a également accusé l’Iran de développer des missiles capables de frapper les États-Unis et l’Europe.
Donald Trump a également annoncé qu’il remettrait la Médaille présidentielle de la liberté au gardien de but de l’équipe nationale de hockey sur glace, Connor Hellebuyck, en reconnaissance de ses performances.
Le discours a été marqué par des tensions politiques. Une trentaine de représentants démocrates ont boycotté l’événement pour assister à un « état populaire de l’Union », dénonçant le comportement du président. Un élu démocrate a même été expulsé après avoir brandi une pancarte dénonçant des propos racistes attribués à Trump.
Par ailleurs, le président a critiqué la décision de la Cour suprême invalidant ses tarifs douaniers, la qualifiant de « très malheureuse ». Il a également annoncé qu’il confiait à son vice-président, JD Vance, la responsabilité de mener une « guerre contre la fraude » concernant les avantages sociaux, notamment dans les États contrôlés par les démocrates.
Enfin, Trump a souligné que les États-Unis avaient reçu plus de 80 millions de barils de pétrole (environ 113 millions de mètres cubes) du Venezuela, signalant un rapprochement avec ce pays.