Publié le 24 février 2024 14h30. L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a plaidé pour l’envoi immédiat de soldats britanniques en Ukraine, non pas en première ligne, mais dans des zones sécurisées, afin, selon lui, de modifier le calcul de Vladimir Poutine face à la guerre qui entre dans sa cinquième année.
- Boris Johnson propose l’envoi de soldats britanniques en Ukraine, hors des zones de combat.
- L’objectif serait de signaler une détermination accrue et d’influencer la stratégie de Vladimir Poutine.
- Cette proposition intervient à l’approche du quatrième anniversaire du début de la guerre en Ukraine.
L’ancien chef du gouvernement conservateur, connu pour son soutien indéfectible au président ukrainien Volodymyr Zelensky, a exprimé cette opinion lors d’une interview à la BBC. Il a souligné la nécessité d’envoyer un signal fort à Moscou, alors que le conflit en Ukraine approche de son cinquième anniversaire. Johnson a été rejoint dans cet entretien par l’amiral à la retraite Tony Radakin, ancien chef d’état-major de la Défense britannique.
Selon Johnson, l’envoi de troupes britanniques devrait initialement se concentrer sur des « zones pacifiques », excluant ainsi toute implication directe dans les combats. Il a justifié cette proposition en se demandant rhétoriquement : « Si nous envisageons d’avoir des « bottes sur le terrain » après la guerre, une fois que Poutine aura accordé un cessez-le-feu, pourquoi ne pas les avoir maintenant ? ». Il fait ainsi référence aux discussions concernant le déploiement d’une force d’interposition européenne après un éventuel accord de paix, une initiative portée par la « Coalition des volontaires ».
L’ancien Premier ministre estime que cette présence militaire, même limitée, pourrait « actionner un interrupteur dans la tête de Poutine », le contraignant à reconsidérer sa stratégie. Il a appelé le gouvernement actuel de Keir Starmer à tenter d’obtenir l’adhésion des alliés à cette idée. Cette proposition intervient alors que le Royaume-Uni cherche à maintenir une position ferme face à l’agression russe en Ukraine et à soutenir le gouvernement de Zelensky.